Spiritualité Chrétienne

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Bienheureuse Anne Schaeffer

 Bienheureuse Anne Schaeffer

« J’ai trois clefs du Paradis »

1882-1925

Fête le 5 octobre


Anna Schaeffer naît à Mindelstetten, en Bavière, le 18 février 1882 ; Son père meurt à l’âge de 40 ans, en 1896, laissant sa famille dans une grande pauvreté.


Anne, qui aspire à la vie religieuse doit d’abord travailler pour constituer son trousseau. Dès l’âge de 14 ans, elle est employée de maison, ce qui représente des dangers pour sa vie morale, mais elle peut y échapper grâce à la récitation du Rosaire.


En 1901, elle tombe les deux pieds dans une bassine de lessive bouillante. Gravement brûlée, jusqu’à mi-jambes, elle doit subir plus de 30 opérations et passera le reste de sa vie, 20 ans, avec des pansements que l’on se contente de renouveler chaque semaine.


Au début, elle ne se résigne pas sans difficultés à son sort. Pour échapper aux avanies de son frère buveur, sa mère déménage avec elle dans une petite maison du village. Là, elle commence à recevoir des visites, dans sa petite chambrette de malade. Elle écrit ses pensées sur 12 carnets et entretien de la correspondance. Elle fait aussi de la couture.


Son emblème préféré est le Sacré Cœur dont elle dessine ou coud les flammes en forme d’épis de blés, traduisant ainsi sa dévotion Eucharistique. « J’ai trois clefs du Paradis, dit-elle, la plus grande est de fer but et pèse lourd, c’est ma souffrance. La seconde c’est mon aiguille à coudre et la troisième est le porte-plume ».


Son entourage est compatissant, les enfants se sentent attirés par elle et elle les catéchise. Parfois, la fanfare lui offre une sérénade en passant sous ses fenêtres. Tertiaire Franciscaine, elle reçoit comme Saint François, les stigmates de la Passion, à partir du 4 octobre 1910, en la fête de Saint François d’Assise, mais elle demande et obtient la grâce qu’ils deviennent invisibles.


Elle est soutenue par la Communion quotidienne et parfois on la transporte jusqu’à l’église, jusqu’au jour où même cela devient impossible. Sa vie est une souffrance continuelle qu’elle accueille comme une grâce. Parfois la douleur est si intense qu’elle ne peut même plus parler.


« Dans ces moments-là, dit-elle, je pense que mon Père du Ciel doit m’aimer particulièrement ». Elle entre dans la Vie, paisiblement, le 5 octobre 1925, à Mindelstetten à l’âge de 43 ans. Elle a été béatifiée à Rome par le Serviteur de Dieu Jean Paul II le 7 mars 1999.



23/10/2007
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