Spiritualité Chrétienne

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La Bienheureuse Louise de Savoie

La Bienheureuse Louise de Savoie

Veuve, religieuse de l'Ordre de Saint François

+ en 1503

Fête le 24 juillet


 

Louise, fille d'Amédée, due de Savoie, donna dès l'enfance des marques de sa future sainteté. On voyait briller en elle une admirable pureté de cœur, un zèle ardent pour l'oraison, une modestie singulière et un grand mépris du monde. Il ne tint pas à elle qu'elle ne consacrât à Dieu sa virginité cédant à la volonté de son oncle devenu son tuteur après la mort de son père, elle épousa un comte de Chalon-sur-Saône. Elle ne délaissa pas, dans te mariage, les vertus qu'elle avait pratiquées étant vierge. Son exemple fut très-salutaire et très-efficace pour ta correction des moeurs dans la ville de Châlon; et son mari lui-même, qu'elle aimait extrêmement en Dieu, se laissa enflammer du désir de la perfection évangélique. Devenue veuve à l'âge de vingt-sept ans, elle se donna tout entière à Dieu. On ne put jamais la décider à un second mariage. Contente d'un train de maison fort modeste, d'une nourriture frugale et d'un vêtement très simple sous lequel elle portait la rude tunique franciscaine, s'occupant de la méditation des choses célestes et d'œuvres de pénitence et de piété, elle faisait chaque jour de nouveaux progrès dans la perfection. D'une charité et d'une libéralité sans bornes, elle donnait tous ses revenus pour la nourriture des pauvres, des religieuses et des clercs, visitait et servait les malades, ceux mêmes qui étaient affligés des maladies les plus repoussantes. Elle finit par se dégager entièrement des embarras du monde et par embrasser la vie religieuse au monastère franciscain d'Orbe, ville de Suisse, dans le canton de Vaud. La plus humble des religieuses et la plus soumise à la règle, elle brûlait d'un amour extraordinaire pour Jésus souffrant et pour la Vierge mère de Dieu. Son âme était parfois inondée des grâces du ciel. Elle fut enlevée de ce monde par une violente maladie, a l'âge de quarante-deux ans, le 24 juillet, selon ce qu'elle avait prédit, en 1503. Sa sainteté éclata par plusieurs miracles. Son corps fut enseveli avec de grands honneurs au monastère d'Orbe, puis transféré peu après à Nozeroy, chef-lieu de canton du Jura, dans l'arrondissement de Poligny, et déposé dans le chœur de l'église des Cordeliers. Grégoire XVI approuva son culte en 1839 dans tous les États du roi de Sardaigne.


 

Texte extrait des Petits Bollandistes, volume 9



19/07/2010
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