Spiritualité Chrétienne

Spiritualité Chrétienne

Notre Dame du Chêne

Notre Dame du Chêne

Diocèse de Besançons

(Doubs, France)


Témoignage de 1803


Extrait des registres paroissiaux de Scey-en-Varais (Année 1803)


"En mil huit cent trois, jour de l'Assomption de la Sainte Vierge qui, cette année, était le lundy, il se trouve qu'une Notre-Dame enfermée dans un chesne sur le chemin de Maisière à Ornans au bout de la roche, inconnue depuis plus de 40 ans, parce que le chesne s'était reformé depuis longtemps; en sorte que des personnes de trente ans et plus m'ont assuré n'en avoir pas eu l'idée.


"Un Mille, père de Pierre-Antoine Mille dont nous parlerons, voyant que la Sainte Vierge n'était plus visible dans ce chesne, en replaça une autre dans un chesne plus haut, même canton; le hazard ou un décret de la divine Providence a bien voulu que pendant la Révolution et la persécution de l'Église, ce chesne où l'on ne voyait pas une Vierge enfermée a été conservé, tandis que le chesne où l'image de la Sainte Vierge était enfermée et visible a été coupé comme les autres qui étaient dans ce canton, et même avec impiété. Celle invisible dans le chesne épargné a été retrouvée d'une manière surprenante ledit jour de l'Assomption mil huit cent trois. Je me suis informé exactement du fait; je ne suis pas volontiers crédule. Voici le fait tel que l'ont attesté les deux témoins oculaires et tout Maisière.


"Pierre-Antoine Mille, fils du Mille qui avait replacé la nouvelle image, âgé d'environ 40 ans et plus, de très bon sens, accompagné d'un autre homme faiseur de paniers, logé chez lui momentanément pour son travail, les deux demeurant à la Malcôte, venaient ensemble le lundy, jour de l'Assomption, à la messe de paroisse à Scey, dont la Malcôte dépend, et cette année existait une sécheresse terrible qui a perdu la plupart des denrées, surtout de Caresme; par le plus grand soleil, entre 7 et 8 heures du matin, ils passèrent davant le chesne qui est sur le chemin causant en marchant, comme ils avaient déjà passé ensemble la veille, dimanche, sans rien voir; étant vis-à-vis le chesne, le faiseur de paniers aperçoit tout à coup contre le chesne deux lumières. Tout étonnté il dit à Pierre-Antoine: "Regard donc, qu'est-ce que c'est cela?" Et tous deux voient les deux lumières qu'ils examinèrent quelque temps en sorte de na pas perdre la messe. Je leur ai demandé à tous deux en présence de M. Durand, curé de Cléron, s'ils avaient effectivement vu des lumières et à quoi elles ressemblaient, si elles ressemblaient à des chandelles ou à des cierges, ils me répondirent que non, mais bien à des vers clairants et très lumineux. Or, le jour de l'Assomption, par le plus beau soleil qui donne contre cet arbre à cette heure, on ne peut voir clairer de ces sortes de vers. Aussi après la messe tout Maisière s'y est transporté. On a ouvert le chesne dans l'endroit indiqué par les deux voyants qui y étaient présents et on y a trouvé une Notre-Dame de terre cuite que chez M. Verny ont habillée et fait poser comme elle est aujourd'hui; tout le voisinage y va pour prier. Y croira qui voudra; pour moi, j'y crois très fermement, après les informations que j'ai prises sans préventions, n'étant pas croyant aux apparences de miracle. Voilà la vérité.


Dupuy, curé de Scey."


Imprimatur: Beançon, le 27 juillet 1950. F. Pinondel, v. g.


La statue miraculeuse


Elle trône dans la chapelle, au-dessus du maître-autel. La Sainte Vierge, une haute couronne sur la tête, porte sur son bras grauche l'Enfant Jésus et tient de sa main droite contre sa poitrine une grappe de raisin. Les connaisseurs donnent cette statue pour une terre cuite d'Étrepigney (Jura) et la datent du siècle de Louis XIV. D'une exécution grossière, elle est d'une très belle conception de formes. Elle mesure, piédestal compris, 19 centimètres de haut.


Son nom lui vient d'un vieux chêne dans lequel elle fut découverte, au bord de la route, au bois dit de Grandchamp, à l'endroit où s'élève maintenant la statue de bronze. Qui l'avait mise dans cet arbre? Des gens de Montrond ont prétendu que c'était un de leurs ancêtres. Un soir que l'homme passait là, il fut attaqué par des malfaiteurs qui le menaçaient de le jeter à la Loue. Comme il se recommandait à la Sainte Vierge, des bruits mystérieux se firent entendre qui mirent ses agresseurs en fuite... Une autre tradition parle d'une jeune fille sauvée par la Sainte Vierge des attaques de deux libertins... Comme il est reconnu qu'avant l'exhaussement de la route, le passage était peu sûr avec la rivière d'un côté, le bois et le rocher à pic de l'autre, il est vraisemblable, quoi qu'il en soit de l'exactitude de ces traditions, que la statue fut placée dans le chêne par un voyageur reconnaissant. L'arbre étant encore vigoureux, la niche qu'on avait creusée se referma, voilant peu à peu l'image, dont le souvenir se perdit. Cependant le chêne gardait son nom de Chêne de Notre-Dame. Un sentiment de vénération s'attachait à lui à ce point que, pendant la Révolution une coupe ayant eu lieu dans ce canton de la forêt, l'homme d'Ornans qui tenait le marteau pour marquer les pieds à abattre, passa outre en disant: "Pour celui-ci je ne le marquerai pas; on m'en voudrait trop".


Le sacrilège du bois de Grandchamp


A quelques deux cents mètres de la chapelle, du même côté de la route vers la gare, mais à une certaine distance dans les terres, on aperçoit, à demi dissimulées dans un bouquet de sapins, les lignes grisâtres d'un corps de bâtiment. C'est la Malcôte, ancienne propriété du cardinal de Granvelle, ministre de Charles-Quint. Au XVIIIe siècle, la ferme attenant la maison de maître était occupée par des Mille. Le chef de cette famille avait-il connu la statue? Il semble que oui. Mais il ne se doutait pas qu'elle était toujours là, car rien n'eût été plus facile que de la remettre au jour. Regrettant donc qu'elle eût disparu, il eut l'idée d'en placer une autre dans un chêne qui s'élevait proche de là, à une vingtaine de mètres du chemin. Or cet arbre, lors de la coupe que nous venons de mentionner, loin d'être, comme l'autre, respecté par la hache, fut abattu avec impiété. Les documents n'en disent pas plus long; mais cela suffit. On devine le sort de la statue qu'il portait. Si personne du voisinage ne la recueillit, c'est qu'elle avait été mise en morceaux ou jetée à la Loue. Cela se passait au cours de la Révolution. En d'autres temps aucun bûcheron n'eût osé commettre cet acte. La profanation n'avait pu être perpétrée que sous le couvert des lois, qui proscrivaient tous les emblèmes de la superstition. Elle portait donc nettement l'estampille de l'impiété officielle.


La revanche de la Sainte Vierge

Les Miracles


Il y avait tout juste un an que le Concordat promulgué le jour de Pâques, 18 avril 1802, avait rendu à la France la liberté du culte, lorsque la paroisse de Scey-en-Varais, à laquelle appartient Maisières, revit, la première fois depuis douze ans, les touchantes cérémonies de la première communion. La petite-fille de l'homme qui avait placé la seconde statue, laquelle fut profanée, Cécile Mille, âgée de treize ans et demi, était parmi les privilégiées de ce grand jour. La messe terminée, elle revenait à la Malcôte avec une compagne, lorsque, passant devant le Chêne de Notre-Dame, elle aperçoit contre le tronc, à la naissance des branches, une statue de la Sainte Vierge entre deux lumières, deux chandelles, comme elle dira: "Oh! la belle Notre-Dame!" s'écrie-t-elle. Mais l'autre ne voit rien. Arrivée à la maison, Cécile s'empresse de raconter sa vision à ses parents. Sa mère se moque d'elle. Cependant, devant la force de ses affirmations, le père hésite. Sur ses instances il se décide à descendre avec elle jusqu'au chêne. Une partie de la famille les accompagne. Quand ils sont en vue de l'arbre, l'apparition se renouvelle pour Cécile, mais pour elle seule.


Les siens se demandent que penser. Voit-elle réellement? Ment-elle? Serait-elle le jouet de son imagination? Quelques jours après, le père va consulter un pieux gentilhomme, ancien conseiller au Parlement de Besançon, M. Mathias de Pirey, et le prêtre qui, simple vicaire, a desservi la paroisse avec un zèle admirable au cours de la Révolution, l'abbé Nicolet. La réponse qu'il reçut ne nous a pas été conservée; mais on la devine. Cécile passait pour une enfant très pieuse. Sans doute l'imagination surchauffée par la ferveur de la première communion expliquait tout. Sommée par ses parents de taire ces contes ridicules, la voyante n'en continuait pas moins à protester dans son patois que cela était aussi vrai que le soleil brille: "Oui, çou qui est vra, quément l'est vra que lou chau beille".


Le jour de l'Assomption de cette même année 1803, entre 7 et 8 heures du matin, par le plus beau soleil, cinq personnes descendaient de la Malcôte pour se rendre à la messe à trois quarts de lieue de là, à Scey-en-Varais. C'était Pierre-Antoine Mille, ses trois filles, Marguerite, Simone et Cécile, la voyante, et un vannier, Louis Seure, dit Marchandot (petit marchand), de la Vieille-Loye (Jura), lequel, à chaque printemps, allait de ferme en ferme réparer les hottes et les paniers des vignerons. Le fermier et Cécile devaient faire leurs dévotions ce jour-là. Ils marchaient un peu en avant des autres et venaient de dépasser le chêne, lorsque Marguerite, qui suivait en compagnie de Simone et du vannier, dit à celui-ci en lui montrant l'arbre: "C'est là que Cécile dit qu'elle a vu une Notre-Dame le jour de sa première communion". Louis Seure lève les yeux sur l'arbre et interpellant Pierre-Antoine: "Mais regarde donc, fit-il, qu'est-ce que c'est cela?" Sur le tronc, en plein soleil, deux pointes de feu brillaient d'un si vif éclat qu'on eût dit des vers luisants dans la nuit. Les deux hommes examinèrent attentivement. Impossible de se tromper; ce n'était pas naturel. Cependant, comme la messe sonnait, ils partirent. A leur retour, ils étaient accompagnés de tout Maisières. On avait apporté une hache et une échelle. Le vannier étant monté aperçut à l'endroit qu'avaient marqueé les feux, une fente d'environ trois centimètres. Il ouvrit le tronc et la statue apparut, saluée du chant d'un cantique.


Quelques jours après, le nouveau curé de Scey, M. Dupuy, assisté de M. Durand, curé de Cléron, entendait les deux hommes et consignait le récit de la découverte dans les registres paroissiaux. Deux maîtres comtois, Isembart et Simon, ont consacré au Miracle des Lumières un beau tableau, qui se voit audessus de la porte de la chapelle, à l'intérieur.


La signification des miracles


Comment ne pas voir dans ces miracles une revanche de la Sainte Vierge? 1803, c'est l'année de la restauration du culte, marquée d'abord en Scey-en-Varais par la solennité eucharistique de la Première Communion. L'Assomption, c'est la fête de la glorification de Marie, la fête aussi où la France, en vertu du voeu de Louis XIII, reconnaît officillement la Mère de Dieu pour sa Reine... L'image glorifiée est de celles qui n'ont échappé à la fureur de l'impiété révolutionnaire que grâce à l'humiliante obscurité de quelque réduit... Le bois de Grandchamp, témoin de cette glorification, est le lieu même où, pendant la persécution de l'Église, une autre image de Marie a été indignement traitée... C'est à la petite-fille de l'homme qui avait placé cette dernière image que l'image invisible est, une première fois, miraculeusement révélée, puis à son fils et à trois de ses petites-filles. Il n'y a d'autre témoin qu'un étranger; encore est-il l'hôte de la famillle et ne semble-t-il être là que par précaution, pour garantir la véracité des Mille et pour qu'il y ait deux hommes à témoigner. Ainsi quelles que soient les circonstance que l'on regarde, de temps, de lieu, de personnes, toutes concourent à présenter le miracle du bois de Grandchamp comme une réponse de la Sainte Vierge à l'impiété révolutionnaire, aux affronts auxquels ses images furent en butte pendant ces jours troublés. Il est remarquable que les apparitions de Marie à la rue du Bac, à la Salette, à Lourdes et à Pontmain se rapportent à la France tout entière, qu'elles furent toutes suscitées par des misères et des fautes nationales. Le miracle de 1803 n'est pas différent. Si la Reine du ciel n'a pas jugé bon de lui donner plus d'éclat, il n'en inaugure pas moins, à une heure remarquable entre toutes, heure de résurrection et de réparation, la série des manifestations qu'elle daignera multiplier sur le sol français au cours d'une des périodes les plus critques de notre histoire. C'est ce que reppelait Mgr Foulon, archevêque de Besançon, dans sa lettre pastorale du 1er septembre 1883.


C'est sans doute pour n'avoir pas su reconnaître cette intention cependant si évidente de Marie qu'un religieux de la Compagnie de Jésus, le P. Fouillot, ému, à la suite de l'enquête canonique de 1844, par l'authenticité incontestable des faits miraculeux de 1803, se demanda quel pouvait bien avoir été le dessein de la Sainte Vierge et pensa en trouver l'explication dans l'emblème que porte la statue. Nous avons dit que c'est une grappe de raisin; mais l'état fruste où se trouve cette grappe permet de la prendre facilement pour un coeur. Le Père donna dans cette illusion et la chose pour lui fut claire: La Sainte Vierge était venue nous révéler son Coeur Immaculé. Il composa un long mémoire qu'il soumit au Cardinal Mathieu, gagna facilement à ses vues les "Filles du Saint Coeur de Marie", qui ne restèrent pas inactives, persuada pareillement le premier chapelain, M. Grosjean. Celui-ci qui, dès 1859, en tête de sa première notice, avait représenté Notre-Dame du Chêne avec un coeur, donna pour titre à celle qu'il publia en 1871: Histoire de Notre-Dame du Saint Coeur, dite Notre-Dame du Chêne, et y consacra tout un chapitre à la Dévotion au Saint Coeur de Marie. On fit de projets d'association. Certains status furent élaborés selon le plus pur esprit de Louis-Marie Grignion de Montfort, alors Vénérable, et de son Esclavage à la Sainte Mère de Dieu. Ce qui obtint l'agrément de Mgr Paulinier fut plus modeste et porta le titre un peu lourd d'Association de la Dévotion actuelle et perpétuelle au Très Saint Coeur de Marie. Mais, en 1880, succédait à M. Grosjean un chapelein quelque peu archéologue, M. Blanchet. Convaincu que l'emblème était une grappe de raisin, il se mit en quête de documents pour éclairer ses contradicteurs et eut le bonheur inespéré de tomber sur une statue qui sortait du même moule que l'image miraculeuse. La cause était entendue. Par ordre de Mgr Foulon, le vocable de "Notre-Dame du Saint Coeur" dut disparaître.


Dans l'attente d'une chapelle


Si le village de Maisières, à qui appartenait le bois de Grandchamps où la découverte s'était faite, avait possédé un lieu de culte, il n'est pas douteux qu'on y eût transporté immédiatement la statue, et qu'en conséquence, jamais Notre-Dame du Chêne n'aurait eu, sur le terrain même où elle s'était révélée, sa chapelle à elle pour rayonner de là sur toute la région. Mais le centre paroissial se trouvant à Scey-en-Varais, la commune voisine, les gens de Maisières qui prétendaient bien - cela se comprend - garder pour eux leur trésor, décidèrent, pour couper court à toute contestation, que la Notre-Dame, déposée provisoirement chez la maîtresse d'école, la veuve Jacquine, dans une armoire garnie de saintes images devant laquelle on venait prier secrètement pendant la Terreur, serait reportée dans le vieux chêne, ce qui se fit en grande solennité, au début de septembre de cette même année 1803, probablement en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, au milieu d'un peuple nombreux accouru de toute la région voisine.


En 1839, le service de la voirie ayant décidé d'élargir la route, le chêne, bien vieilli d'ailleurs, fut abattu, et la statue placée dans une niche de fer adaptée contre une croix de bois que la commune de Maisières fit élever en arrière de l'emplacement de l'arbre. Pour cette cérémonie, le curé de Scey, M. Roland, attendit le jour des Rogations, et tout Maizières escorta processionnellement la sainte image depuis la maison appelée aujourd'hui "Le Chavot" où elle avait été confiée à la garde de Mme de Maléchard-Verny, jusqu'au bois de Grandchamp; mais, comme l'écrira plus tard le premier chapelain, M. Grosjean, "chacun fit la réflexion que ce n'était guère bien de mettre sur la croix la bonne Notre-Dame et qu'il fallait au plus tôt lui bâtir une chapelle".


L'abbé Gros, qui prit possession de la cure de Scey en 1840, ne put souffrir que l'image de celle dont il aimait à se dire "l'humble vicaire" ne fût pas traitée avec plus d'honneur. Dès 1843, en attendant de lui construire une digne demeure, il déposa la Madone au château de Maisières, chez M. Charles de Pirey, ancien officier de l'Empire. On éleva un autel dans une pièce élégante et vaste. Les fidèles eurent toute liberté de se réunir dans ce nouvel oratoire, ce qu'ils ne manquèrent pas de faire, particulièrement pour les exercices du Mois de Marie.


Litanies de Notre-Dame du Chêne
de la Malcôte, près d'Ornans (Doubs)

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous.
Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Notre-Dame du Chêne, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qui Vous êtes révélée à nous par des apparitions miraculeuses, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Vierge très humble, si longtemps cachée dans le chêne de Grand-Champ, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, dont la douce image s'est montrée dans les branches d'un arbre séculaire, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, dont la bonté se signale toujours par les plus précieuses faveurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qui avez fixé votre demeure dans la vallée pour y répandre Vos Dons Maternels, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, gloire éclatante de la contrée, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, protectrice Toute-Puissante, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, asile ouvert à tous les malheureux, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère de la Sainte Espérance, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, doux repos de l'âme affligée, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, espoir des âmes abattues, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, asile assuré durant la tempête, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, amie des humbles de cœur, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, arme de victoire, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, échelle mystérieuse, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, aimant des cœurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère de Miséricorde, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Fontaine de Grâces, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Refuge des pécheurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Salut des infirmes, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, paix et lien des familles, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, joie et douceur de notre exil, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, délice des cœurs purs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Voie qui conduit à Jésus, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère toute dévouée à ceux qui Vous implorent, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qu'on n'invoque jamais en vain, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

V. Priez pour nous, Ô Notre-Dame du Chêne,

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Oraison


Ô douce Vierge du Chêne, qui avez choisi la forêt de Grand-Champ pour théâtre de Vos merveilles, faites qu'en ces lieux bénis nous trouvions Grâces et Salut. Découvrez à nos âmes le prix de l'humilité, afin que, à Votre exemple, nous aimions à vivre cachés en Dieu ; et, puisque les pauvres et les humbles attirent plus particulièrement Vos regards, mettez en nous les dispositions qui Vous plaisent, afin que nous ayons part à Vos faveurs. Nous Vous bénissons, Ô Divine Mère, et nous Vous offrons le tribut de nos louanges et de notre amour, à Vous, si Bonne, si Puissante et si digne d'être la Souveraine et Bien-Aimée Reine de la terre et des Cieux. Ainsi soit-il.


Nous approuvons pour l'usage privé des fidèles de notre Diocèse ces Litanies composées en l'honneur de Notre-Dame du Chêne, et nous accordons QUARANTE JOURS D'INDULGENCE aux personnes qui les réciteront avec piété.


19 juillet 1882, † JOSEPH, Archevêque de Besançon.
19 septembre 1882, † CÉSAR JOSEPH, Évêque de Saint-Claude.

 



06/08/2009
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 664 autres membres