Spiritualité Chrétienne

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Le Serviteur de Dieu Jean Collé

Jean Collé

Un jeune serviteur de Dieu et du prochain

1921-1944


Jean Collé est né à Brest, (Finistère, France) le 12 juillet 1921. Enfant, il a une santé fragile, mais il ne se plaint pas, il est même toujours gai. Déjà lorsqu'il prie, le soir, son receuillement frape tous ceux qui son témoins. Ses talents de dessinateurs intustiel apparaissent très vite et son violon d'Ingres est la peinture. Après l'école professionnelle Saint Louis, il est admis à l'Arsenal de Brest (construictions navales). Son esprit de service est très remarqué.

En 1939, la seconde guerre mondiale éclate et il se trouve au chômage. Il s'occupe d'enfants. Lors d'une colonie de vacances, les Allemands en vainqueurs veulent occuper leur hangar. Jean Collé s'y oppose fermement, les Allemands le mettent le dos au mur et le menacent. Jean ne cèse pas, et, en revanche ce sont les Allemands qui finissent par lacher prise, et il finissent même par balayer le local... Avec son ami, Jean fabrique des jouets... et c'est le succès. En août 1941, Brest est bombardé. Près de 250 personnes seront tuées, Jean échappe à la mort. Il désire alors devenir Prêtre, plus spécialement afin d'évangéliser les jeunes travailleurs manuels, mais pas dans le but de faire ce l'action sociale, car cela n'est pas une fin en soi. En octobre 1941, il enrtre au Séminaire pour les vocations tardives de Saint Jean, dans le diocèse de Meaux.

Jean est tourné vers Dieu et vers son prochain. Pour les enfants des colonies, il donnait toutes ses forces et son énergie en recherchant de la nourriture, en vélo, pendant que les enfants dormaient à points fermés. La première cellule que Jean Collé eût au Séminaire était dédiée aux Saints Martyrs du Canada, et la seconde, elle fût dédiée à Saint Jean Bosco, apôtre des jeunes. A l'époque, chacunb de ses camarades remarqua qu'il ne prononçait jamais la moindre parole blessante envers quiconque. Mais, à la fin du mois de novembre 1942, le Séminaire est fermé. Jean, de retour à Brest, semet aussitôt au service de la Croix Rouge et de la défense passive. Il effectue alors un stage de chirurgie.

Brest est chaque jour de plus en plus bombardée, et les victimes de plus en plus nombreuses. Quelque soient l'heure, la stituation, Jean enfile son brassard de la Croix Rouge, son casque blanc sur la tête et se précipite au poste de secours. On lui prpose alors de partir vers l'Angleterre, il refuse et brûle automatiquement les faux papiers qui lui avaient été fournis. Quelque semaines plus tard, il dit: « Les nazis font subir aux travailleurs étrangers des souffrances morales; ils veulent en faire des esclaves de l'Hitlérisme, j'ai le devoir de me rendre en Allemagne, en dehors de tout préjugé, pour essayer, avec l'aide de Dieu, d'apporter aux autres le meilleur de moi-même. » Il est un attaché d'ambassade. « Un de mes camarades, marié, père de famille, est sur la liste des partants du S.T.O. Faites-moi inscrire à sa place, et veillez à ce qu'il ne soit pas inquiété ». C'est un terrible effort pour Jean, du fait qu'il est si attiré par la Prêtrise.

Vers la fin du mois de juin 1943, Jean arrive à Freital, au nord-ouest de Dresde, capitale de la Saxe. Il découvre alors le laisser-aller de ses compatriotes, d'ailleurs soumis à un régime de travail intense. Pour vaincre les difficultés, il faut avoir une très grande force intérieure, Jean Collé, justement, en possède une. Il cherche à demander autour de lui que la France ne daigne pas rechercher à se trouver à la tête d'une Europe matérialiste, mais qu'elle doit plutôt être le moteur d'un catholicisme fondé et baasé sur la Justice et la Charité.

Le 6 mars 1944, il écrit à sa tante: « Les premiers pas furent pénibles, j'ai pataugé pendant six mois. Depuis 15 jours, à la suite d'un harcèlement de chapelets, les résultats deviennent magnifiques. » Jean Collé organise des réunions de la J.O.C. (n'oublions pas au passage, de rappeler que toute sorte de réunion est interdite par les Allemands): il met sur pied des visites de Français dans les cliniques et les hôpitaux. Il créée aussi une feuille clandestine à destination des Prêtre et Séminaristes déportés, le « Trait d'Union du Rhin ». Il appelle au courage et à la confiance: « Nous sommes co-rédempteurs ». Le résultat? Sur les 3000 Français de Dresde, la moitié firent leur Pâque en 1944. Ses textes passent: l'un est glissé derrière la première page de missels reçus en cachette de l'Aumônerie de Paris. Sa correspondance est pleine de Charité et de précieux conseils, d'appels à faire confiance en Dieu.

Il traduit sa Foi en une Charité très concrète. Un exemple parmi tant d'autres: Un malade avait les chaussures usées et ne pensait pas pouvoir guérir sans avoir de bonnes chaussures pour pouvoir se déplacer, Jean lui donne les siennes, et garde les vieilles pour lui, alors qu'il n'avait en sa posséssion que la paire de chaussures donnée. Il ne s'accordait qu'à peine 4 heures de sommeil. « C'est suffisant, je n'est pas assez de temps pour Jésus, Il est le tout de ma vie ». Jean Collé tombe dangereusement malade et l'Abbé Pierre de Porcaro, souffrant d'une fracture de la jambe, vient dire la Messe sur le lit du malade, à partir de ce moment, Jean, sui souffrait d'un phlegmon à la gorge qui l'étouffait, se sent mieux.

Sa spiritualité se développe. Jean est un véritable apôtre, éveilleur et éducateur. Les Nazis redoutaient l'action Catholique, cela conduisit Jean vers la prison, une première fois, puis une seconde, puis après il fut expulsé. A peine rentré à Brest, il se mit immédiatement à la disposition de la Croix Rouge. Sa santé était ébrtanlée, mais pas son ardeur et son courages qui étaient intacts. C'est alors le siège de la ville de Brest par les Alliés, nous sommes au mois d'août 1944, Jean et sa soeur, Marie-Antoinette Collé, se donnaient sans compter, au plus grand mépris du risque de mourir.

Un énorme abris de 500 mêtre de longs, situé place Sidi-Carnot, à Brest, abritait plus de 400 réfugiés Français, mais l'on y trouvait aussi des Allemands, à un bout, qui avaient entassés munitions et essence. Le 4 septembre, à deux heures du matin, un incendie éclate dans l'abri Sidi-Carnot. Jean se réveille, incite tout le monde à sortir, il prend un enfant dans ses bras, l'évacue, et le rend à sa mère, après avoir été projeté à terre par une explosion. Sa soeur est retournée chercher sa malette de la Croix Rouge qu'elle a oubliée, Jean se retourne et descend pour tenter de sauver Marie-Antoinette et d'autres personnes, puis tout à coup, survient une nouvelle explosion. Seule fut retrouvée la montre de Marie-Antoinette, arrêtée à 3 heures 11. En tout, 337 Français périrent, ainsi que près de 500 Allemands. Jean Collé, tout comme sa soeur, était «  à tout, à tous.

L'Abbé Xavier Belbeoch, son confesseur, à écrit le 3 août 1945: « C'est pour se donner qu'il est parti en Allemagne, et c'est en se donnant qu'il est mort, je dirai mieux, qu'il est parti au Ciel... « Je l'ai conduit au Sacerdoce complet, c'est à dire au sacrifice complet, per Crucem, ad gloriam, par le sacrifice à la gloire du Ciel. »



D'après un texte extrait « de 1600 jeunes Saints, jeunes témoins », de F.M. Algoudaux Ed. La Cité Vivante

 

Gallerie de photos de Jean Collé,

cliquer sur le lien suivant:

 http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/03/28/8491977.html

 

Citations de Jean Collé

 

Sa devise: "Avec le sourire, toujours prêt pour servir

"Ma confiance est entre les mains de la Très Sainte Vierge, n'est-ce pas le meilleur bouclier?"

"Mon apostolat? J'ai posé les premières pierres. A la suite d'un harcèlement de chapelets, les résulats deviennent magnifiques."

"Toute la vie doit être une Messe. Mon travail est l'autel où je dois m'offrir avec le Christ. N'est-ce pas là qu'Il me donne rendez-vous?"

"Ofrrons-nous ensemble. Offrons le travail de ceux qui ne pensent pas à offrir? Ne sommes-nous pas des médiateurs? Dans la joie du Christ qui se donne à nous dans la mesure où nous nous abandonnons à Lui."

"Pour vaincre les difficultés, je vais m'abreuver à la Source intarissable et combien féconde qui seule peut donner la force, la joie, la vie, la liberté."

 

Bibliographie: "Un jeune serviteur de Dieu et du prochain, Jean Collé", de Claude Mouton, aux Editions Resiac (B.P. 6 F- 53150 Montsûrs FRANCE)

 

Prière pour demander des grâces par son intercession

 

O Dieu, qui avez comblé de votre ineffable Charité l'âme de Jean Collé, veuillez, s'il Vous plaît, manifester la faveur dont il jouit auprès de Vous en nous accordant la grâce que nous sollicitons par son intercesion.

Jean Collé, fidèle serviteur de Dieu, priez pour nous

 

Imprimatur:

Rouen, juin 1952

+ R. Santais, V.G.

 

Les personnes qui obtiennent des grâces par l'intercession de Jean Collé, sont invitées à les communiquer à

Monsieur le Curé de Saint Louis

29, rue Keravel

29 200 Brest (France)



28/03/2008
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