Spiritualité Chrétienne

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La Vie de Mère Eugenia Ravasio

Dieu est un Père plein d’Amour et de Miséricorde

 

« Comment ne pas répondre à l’Amour du Père Céleste par une vie de fils reconnaissants ? » (Benoît XVI)

 

 « Appelez-Moi Père ! »

 

Dès l'origine et jusqu’au troisième millénaire, Dieu ne cesse de révéler Son Amour de Père. Refléter Sa Bonté sous ses multiples facettes n'est pas réservé uniquement aux patriarches, aux prophètes ou aux rois ; tous y sont appelés, pères de famille ou prêtres, évêques ou papes, religieuses ou mères de famille, chacun selon sa vocation. Ils reçoivent tous du Père Divin l'appel à reconnaître Son Amour miséricordieux et à le transmettre aux autres.


 

Mère Eugenia Ravasio

1907-1990

 

 

L'une de ces âmes choisies est Eugenia Elisabetta Anna Ravasio. Neuvième enfant de parents pauvres, Bettina, ainsi l'appelait-on, est née le 4 septembre 1907 dans la petite ville de San Gervasio d'Adda près de Bergamo, en Italie. Toute petite, elle nourrit déjà le désir de devenir missionnaire. Après une enfance et une jeunesse difficiles, elle le concrétise à l’âge de 20 ans, en entrant dans l'Ordre missionnaire d’origine française de « Notre Dame des Apôtres ». Elle y reçoit le nom en religion de Soeur Eugenia.

 

Après avoir solennellement prononcé ses voeux, elle est envoyée à la maison mère de Lyon où, à sa surprise, elle trouve un climat de forte tension. Depuis longtemps déjà, elle prie pour l’unité en reprenant les paroles de Jésus qui deviennent une prière jaculatoire : « Père, garde-les dans Ton Nom pour qu’ils soient un ! » (Saint Jean 17,11). Elle les répète à présent plus que jamais. Il jaillit de cette lutte intérieure une magnifique prière qui reçoit même en 1936 l’imprimatur du Cardinal Jean Verdier, alors archevêque de Paris.

 

« Mon Père des Cieux, qu'il est doux et suave de savoir que Tu es mon Père et que je suis Ton enfant ! C’est surtout lorsque le ciel de mon âme est sombre et que ma croix est plus pesante, que je sens le besoin de Te redire : « Père, je crois à Ton Amour pour moi ! »… Apprends-moi à m'abandonner à Toi à la manière d’un petit enfant dans les bras de sa Mère ».

 

Dans cette situation difficile transparaît pour la première fois le charisme propre à Sœur Eugenia, celui d’obtenir l’unité par la dévotion et l'amour envers le Père Divin. Avec l’aide de cinq Sœurs de la Congrégation, elle se met à œuvrer pour la paix espérée en se fixant pour principe d'avoir envers toutes les Sœurs une même attitude de bienveillance, quelle que soit leur différence culturelle ou linguistique, de sourire à toutes et de maintenir à tout prix l’unité entre elles. Elles appellent leur petit comité « la Ligue de l'amabilité » et, avec ces armes spirituelles, elles gagnent le pari.

 

Une nouvelle Supérieure Générale est élue ; il s'agit de Sœur Ludovica, qui sait reconnaître l'oeuvre de la grâce divine en Sœur Eugenia. Elle ira même jusqu’à donner sa vie pour que puisse se répandre la dévotion au Père Divin et pour l'accomplissement de la mission confiée à Sœur Eugenia.

 

Le Père Divin se révèle

 

C'était en la fête du Précieux Sang, le 1er juillet 1932. Le Père Divin se manifeste à Sa fille Eugenia d'une façon extraordinaire. Elle écrit :

 

« Quelques minutes à peine en prière et je fus saisie du désir de Le voir et de ressentir Sa Présence. Mon cœur embrasé d’amour se dilatait dans la confiance ». Elle a la grâce de voir alors le Père Divin sous une forme humaine, d’éprouver Son Amour et d’entendre Sa Voix qui dit :

 

« Je ne peux pourtant pas donner une deuxième fois Mon Fils bien aimé aux hommes pour leur prouver Mon Amour ! Or l'Amour me pousse à venir vers eux et, parce que Je désire qu’ils reconnaissent cet Amour, J’adopte leur forme et pauvreté humaine… Ne croyez pas que Je sois ce terrible vieillard que les hommes représentent dans leurs images et dans leurs livres !… J’aimerais qu’on sache le plus tôt possible que Je les aime et que c’est tout Mon bonheur de pouvoir être parmi eux et de leur parler tel un père à Ses enfants ».

 

Une telle manifestation du Père Divin semble au premier abord tout à fait insolite. Mais n’est-Il pas libre de choisir la modalité, le moment et la créature pour se révéler.

 

Monseigneur Alexandre Caillot, évêque de Grenoble, fait instruire pendant une dizaine d'années une enquête en vue de vérifier les messages et le caractère extraordinaire des expériences mystiques de Sœur Eugenia. Il en vient à la conclusion qu'il s’agit « d'une intervention surnaturelle et divine » qui « n'a rien d'inquiétant. C'est très pur et en accord avec la saine doctrine de l'Église ». Il termine son rapport par ces mots : « Après dix années de recherches, de réflexions et de prières, je bénis le Père d'avoir daigné choisir mon diocèse, comme le lieu de manifestations aussi touchantes de son Amour ».

 

Le Pape Pie XII lui-même à qui s'adresse personnellement une partie des messages a voulu recevoir la confirmation de leur authenticité. Il mandata à cet effet un prêtre de confiance, le Père Girard Matthieu. Dieu fit alors un miracle. Le Père Girard attendait Sœur Eugenia et à sa grande surprise, du bout du couloir, il la vit arriver en lévitation, planant à 50 cm au-dessus du sol, dans un faisceau de lumière qui jaillissait d'elle. Il atteste : « Cet événement et bien d’autres m'ont confirmé l'action de Dieu en Mère Eugenia ».

 

« Je suis le meilleur des pères »

 

« Je viens Me faire connaître tel que Je suis pour que la confiance des hommes envers Moi grandisse en même temps que leur amour pour Moi qui suis leur Père et ne veux qu’une chose : veiller sur eux tous et les aimer comme Mes enfants ».

 

Pour que l'amour envers notre Père puisse grandir, Il désire que soit instituée en Son honneur une fête qui serait célébrée par l'Église universelle le premier dimanche d’août ou le 7 du même mois. Il dit : « Je vis avec les hommes en plus grande intimité qu'une mère avec ses enfants... Une mère peut en venir à oublier son enfant. Moi, Je ne l'oublierai jamais. Je l'aime toujours. Même quand il ne se souvient plus de Moi, son Père et Créateur, Moi, Je continue à penser à lui et à l’aimer ».

 

« Je vous suis si proche ! Je poursuis l'homme partout, Je l'aide en tout, Je supplée à tout. Je vois ses besoins, ses peines, tous ses désirs et Mon plus grand bonheur est de le secourir et de le sauver… Je voudrais M'établir en chaque famille comme en Mon domaine, afin que tous puissent dire en toute sécurité : « Nous avons un Père qui est infiniment bon, infiniment riche et d’une incroyable Miséricorde. Il pense à nous, Il nous est proche, Il veille sur nous, Il nous protège : quand on le Lui demande, Il nous donne tout ce qui nous manque. Toutes Ses richesses nous appartiennent. Nous aurons tout ce qu’il nous faut ». Pour qui M'aime et s'abandonne à Moi, je ferai descendre sur lui un rayon de paix dans toutes ses adversités, dans tous ses troubles, ses souffrances et ses afflictions de toutes sortes, surtout s'il M'invoque et M'aime comme son Père… Je Me montrerai toujours votre Père si vous-mêmes, vous vous montrez Mes enfants. Venez à Moi en toute confiance et avec amour ; vous éprouverez tous Mes bienfaits et Ma protection et verrez Ma Puissance ».

 

Vers la fin de ce message qui couvre près de 30 pages, le Père Divin fait encore une promesse extrêmement consolante : « Tous ceux qui M'appelleront, de tout leur cœur du Nom de Père, ne fût-ce qu’une seule fois, ne périront pas, mais seront sûrs de leur vie éternelle en compagnie des élus ».

 

Tout pour la Gloire de Dieu

 

Peu de temps après avoir reçu cette grâce extraordinaire, Soeur Eugenia tombe gravement malade. Elle passe toute l’année 1933 alitée et perclue de terribles douleurs physiques : « Seule avec mon Dieu dans une ineffable intimité ! » Le Père Divin la guérit miraculeusement en la fête de Pâques de l'année 1934. À peine quelques mois plus tard, on la nomme maîtresse des novices. Elle guide et instruit les 120 novices avec tant d’acuité spirituelle, elle n’a que 28 ans, que le 7 août de la même année, les Sœurs l'élisent à l’unanimité Supérieure Générale. Elle comprend que c’est la Volonté du Père et que Lui, qui est son tout, est seul en mesure de lui donner les facultés et inspirations nécessaires à sa mission. Elle peut à présent faire connaître Son message dans sa propre Congrégation, mais aussi au travers de toutes ses missions. En l'espace de quelques semaines elle introduit un changement radical dans la composition des différentes maisons, prend en main la formation spirituelle et donne la possibilité aux Sœurs de suivre des cours pour devenir infirmière, médecin ou institutrice… Elle va ouvrir 79 stations missionnaires, toutes à la gloire du Père, et en faisant une entière confiance en Sa Providence. Elle restera Supérieure Générale pendant douze ans d’inlassable activité et de dévouement maternel, au cours desquels le nombre des Sœurs va augmenter de 1000 à 6000.

 

Le Père Divin récompense la confiance extraordinaire que Mère Eugenia met en Lui en opérant des miracles sur son intercession. L'un de ceux qui est le mieux documenté a eu lieu sur un bateau à vapeur qui faisait la navette entre Tanger au Maroc et Marseille. Soudain on entendit retentir la sirène : tous les passagers furent invités à se rendre sur le pont. Une chaudière venait d'exploser perforant la cale et laissant l'eau s’infiltrer peu à peu. Le navire penchait déjà et on perdait tout espoir de le sauver. Mère Eugenia essayait en vain d’apaiser la foule en émoi.

 

Une maman, prise de panique, s’accrocha à la Sœur avec son bébé dans les bras. Celle-ci prit l'enfant, l'élèva vers les cieux et d’une voix claire et calme entonna un cantique connu : « Je crois en Toi, Seigneur... ». Tous les passagers et les membres de l’équipage les uns après les autres, suivirent et chantèrent avec elle en confessant leur foi en Dieu. Arrivée à la dernière strophe, Mère Eugenia implora à voix haute : « Père, par amour pour cet enfant, par amour pour cet innocent, sauve-nous ! » Le navire reprit alors peu à peu sa position normale et parvint normalement au port de Marseille. L'équipage et les passagers au complet firent ensuite, sous la conduite de Mère Eugenia, un pèlerinage au sanctuaire de Notre Dame de la Garde, certains y montèrent même pied-nus, pour remercier la Vierge Marie du miracle obtenu.

 

Adzopé, cité de l’amour

 

Partout où Mère Eugenia se rend, elle apporte l'Amour du Père Divin. En 1939, lors de sa visite des fondations en Côte d’Ivoire elle rencontre pour la première fois des lépreux parqués sur l'île de « Désirée » où ils sont laissés à eux-mêmes. Elle prend sans hésiter la décision de les ramener sur le continent et de leur construire en pleine forêt vierge une petite ville toute pour eux, à 15 km à l’écart des habitations. Elle prévoit pour chaque famille une petite maison avec un bout de terre à cultiver et la possibilité d’exercer un métier. Elle organise des divertissements : un cinéma pour y projeter de bons films et une radio pour que les lépreux soient reliés au monde extérieur. Ses Soeurs missionnaires vivraient avec eux pour les préparer à leur rencontre définitive avec le Père des Cieux.

 

Mère Eugenia s'ouvre de ce projet à son ami Raoul Follereau qui tout d’abord n'arrive pas à croire qu'elle le prend au sérieux. Sa première question est légitime : « Comment voulez-vous financer tout cela ? » Il se laisse cependant vite gagner par la détermination et l'élan de charité de Mère Eugenia et promet : « Je vais m'occuper de l’argent ! » Il met alors à profit sa renommée de journaliste, de poète et d’homme de loi et entreprend avec son épouse de sillonner la France pour collecter des fonds. Il fait des conférences dans les écoles et les établissements publics pour présenter la situation de ces exclus et montrer à quel point ils méritent notre attention et notre charité. De son côté, Mère Eugenia obtient du gouvernement le don de 250 hectares de terre pour l'édification d’un village de lépreux. Il faut jeter 13 ponts par-dessus les marécages et entreprendre un défrichement massif. En juillet 1950, les premières Sœurs et les premiers malades font leur entrée dans le nouveau centre pour lépreux. Adzopé devient la cité de l'amour telle que Mère Eugenia l'avait désirée. La réalisation de ce projet vaut à la Congrégation des Missionnaires de Notre Dame des Apôtres la distinction de la « Corona Civica », la plus haute qui soit accordée en France pour les œuvres sociales.

 

Mère Eugenia ne se contente pas cependant de donner à ces exclus de la société une patrie à échelle humaine ; elle voudrait pouvoir leur apporter une aide concrète dans leur maladie. Observant une plante tropicale du nom de Chalmogras, elle se dit sous l'effet d’une inspiration : « Si le Créateur t'a faite, c’est que tu dois servir à quelque chose ! » Elle écrase la cosse et enduit les plaies des lépreux de cette pâte huileuse. Le résultat ne se fait pas attendre ; la progression de la lèpre est stoppée. Par la suite l'Institut Pasteur élabora à base de cette plante un médicament qu'on utilise aujourd'hui encore avec succès pour combattre la lèpre.

 

Un œcuménisme d'avenir

 

Dans les écoles de l'Institut de Notre Dame des Apôtres en Égypte, il n’y a que 20% des élèves qui soient catholiques. Tous les autres sont issus de milieux orthodoxes ou protestants, juifs ou musulmans. Ces différences de confession donnent lieu parmi les élèves à des discriminations qui vont jusqu’à la haine. Dans ses instructions aux Soeurs, Mère Eugenia insiste : « Ne parlez pas de la foi catholique mais de la justice et des vertus. Parlez surtout de l’amour qu’il nous faut avoir envers Dieu et de la bonté envers le prochain. Dîtes-leur qu'il n'y a qu’un seul Dieu qui nous aime tous et chacun en particulier, qu'Il est notre Père et que nous devons L'aimer, Le servir et L’honorer ».

 

C'est ainsi qu'elle fonde l’association « Alliance du Soleil ». Les jeunes membres s'engagent à apporter lumière et chaleur autour d’eux par leur sourire et leur bonté, comme un soleil. Dans leurs temps libres, ils rendent visite aux malades et secourent les pauvres. Les plus petits aident les infirmières en jouant avec les enfants plus jeunes qu'eux, pour décharger les mamans pendant le temps de leur consultation. Ils portent avec fierté le nom de « Croix Blanches ».

 

Ces prestations sociales qui partent de la charité soudent les enfants et les jeunes entre eux ; bien plus, elles créent des liens aussi entre les familles et sont pour la première fois un ferment d'unité dans le peuple. Or, l'évêque d'Eliopolis n’approuve pas la tactique missionnaire de Mère Eugenia. Il lui en fait le reproche : « Avec ces méthodes, les autres religions ne se convertiront pas à l'Église catholique. Je vous interdis de pratiquer ce type de mission ». Le cœur de Mère Eugenia saigne mais elle obéit. Elle ne fait aucun commentaire sinon cette remarque : « L'heure n'est pas encore venue ». Elle est en effet en avance sur son temps qui n'est pas encore mûr pour s'engager sur cette voie d'oecuménisme, une voie où l’on doit d’abord apprendre à vivre ensemble dans le respect mutuel et la paix, avant de pouvoir embrasser la foi catholique.

 

Il en va de même au Liban pour ce « prophète » du Père Divin. Le peuple est divisé en petits groupes complètement isolés l'un de l'autre, sans formation religieuse et avec un faible niveau culturel. Mère Eugenia réunit les pères de famille druzes (une secte musulmanne issue des Chiites) pour leur parler du don de la paternité qu’ils ont reçu de Dieu.

 

Elle leur apprend à prier le Notre Père et à accepter la cohabitation avec les chrétiens maronites, eux aussi enfants du même Père des Cieux. Tous ceux qui accueillent ces conditions et cherchent à les mettre en pratique, elle les accueille dans l’association des « Enfants du Père ». Trois ans plus tard, quand Mère Eugenia revient au Liban, elle reçoit un accueil triomphal mais son plus grand cadeau est de voir qu'il n'y a presque plus de divorces et que Druzes, Maronites et Catholiques cohabitent dans la paix. Les autorités ecclésiastiques cependant vont vite sanctionner cette initiative et obliger à dissoudre la fondation.

 

Le grain de blé qui tombe en terre

 

Puisque Mère Eugenia avait tout donné au Bon Dieu, Lui-même lui donna tout ce qu'elle demandait. Ils étaient donc nombreux ceux et celles qui, connaissant cette puissance d’intercession, s'adressaient à elle en toute confiance.

 

Un jour une jeune fille paralysée se présenta à elle. Mère Eugenia lui fit cette promesse : « Sois tranquille; je prendrai sur moi ta souffrance. Tu es encore jeune et il te faut encore faire beaucoup de bien ». Quelque temps plus tard, plusieurs témoins rapportèrent avoir vu la malade se dresser sur ses jambes et marcher sans aucune aide. Mère Eugenia par contre passa le restant de ses jours sur une chaise roulante.

 

En 1947 Mère Eugenia voit son mandat de Supérieure Générale renouvelé pour la troisième fois. Cette exception s’explique par ses qualités émérites de gouvernement et son extraordinaire charité. Dieu permet cependant qu'elle soit citée et calomniée auprès du Saint Office, l'actuelle Congrégation pour la Doctrine de la Foi, sur l'instigation d’une Sœur de son Ordre même. Il lui faut en conséquence déposer sa charge ; de plus, elle reçoit l’interdiction de parler des messages et l'obligation d’enlever de ses maisons les images représentant le Père Divin. Dans son for intérieur, Mère Eugenia comprend qu'il lui sera bientôt demandé de quitter l'Institut, ce qui arrive en effet en 1956. Au même moment le Seigneur lui laisse entendre qu’elle fondera une nouvelle Congrégation dont les membres seront consacrés au Père Divin en vue de l’unité entre tous les hommes.

 

Les années qui suivent sont pour Mère Eugenia des années de recherches pour savoir comment accomplir cette mission, à laquelle s’ajoutent l’obscurité de l’âme et de nombreuses souffrances. Ce n'est qu'en 1980 qu'elle reçoit l'autorisation ecclésiale de fonder les Missionnaires de « Unitas in Christo ad Patrem ». En 1989, l'imprimatur pour le message est donné par le vicaire général du Vatican, Mgr Petrus Canisius van Lierde OSB.

 

Le 10 août 1990 disparaît ce prophète du Père Divin. Mère Eugenia meurt à l’âge de 83 ans, en odeur de sainteté. Elle s’est totalement offerte en victime d’expiation afin que se réalise le plus tôt possible ce que le Seigneur lui montrait dès 1947 : « Un jour le grain de blé germera et fera briller son fruit sur toute la surface de la terre et dans tous les coeurs. Tout le monde, du Saint-Père au plus humble croyant, parlera du Père Divin qui est et sera pour toujours l'Alpha et l'Omega de notre vie et de notre unité en nous-mêmes, de l’unité dans la famille et dans l’Église ».

 

Sources : « Une vie à la gloire du Père », que l’on peut se procurer à l’adresse suivante :

 

« Missionaries Unitas in Christo ad Patrem »

Via del Cinema 16,

00040 Anzio, Italie.

www.lavitaperlagloriadelpadre.it

 

 

 

Ce texte est extrait de la revue "Triomphe du Coeur" N°49, de juin 2010

 



21/01/2013
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