Spiritualité Chrétienne

Spiritualité Chrétienne

La servante de Dieu Marie Julie Jahenny

Marie-Julie Jahenny

Epouse Mystique du Crucifié

1850-1941

Fête le 4 mars

 

Jeunesse et premières années de Marie Julie

 

Née au hameau de Coyault, sur la commune de Blain, en Loire Atlantique, le 13 février 1850, au sein d'une famille très pieuse, Marie-Julie, fille de Charles Jahenny et de Marie Boya est l'aînée de 5 enfants. Quand elle avait trois où quatre ans, ses parents vinrent s'installer à La Fraudais, sur la même commune de Blain. Hameau, qu'elle ne quittera jamais plus.  Dès son plus jeune âge, elle eut un grand amour pour la prière et pour la Croix du Seigneur, aussi, à l'insu de ses parents elle s'imposait de redoutables mortifications. Dès sa première Communion, elle est attirée par le Saint Sacrement et passe volontiers de longs moments devant le Tabernacle. Dès qu'elle le peut, elle rejoint le Tiers Ordre de Saint François.

 

Marie-Julie n'eut à peine que 6 moisd d'école. A 16 ans, elle fut placée au service d'une famille, mais sa faible constitution ne lui permit d'y rester que 6 mois, cela fuit suffisant pour édifier ses maîtres. Si rien de transcendant n'appelait sur elle l'attention avant sa stigmatisation, son confesseur et ceux qui la connaissaient n'en furent pourtant pas étonnés: "On voyait bien qu'elle n'était pas comme les autres..."

 

La vie mystique de Marie Julie Jahenny

 

Le 6 janvier 1873, pendant la grand-Messe, Marie-Julie se sentit extrêmement fatiguée. Le médecin hésite: cancer de l'estomac ou tumeur scrofuleuse...Le 15 février, il la déclare perdue, elle reçoit l'extrême onction. Le 22 février on attend son dernier soupir, elle perd connaissance, puis, revenant à elle, elle dit: "Ne pleurez pas, je ne mourrai pas, j'ai vu la Sainte Vierge qui m'a annoncé ma guérison pour le 2 mai à trois heures du soir." La Sainte Vierge était vêtue de blanc et s'appuyait sur une grande croix blanche; elle lui annonce des souffrances et lui promet de revenir.  

 

Le 15 mars la Sainte Vierge lui demande avec douceur si elle veut accepter d'endurer les plaies de Son Fils et aussi de souffrir le reste de sa vie pour la conversion des pécheurs. Elle répond par l'affirmative: "Oui ma Bonne Mère, si mon Jésus le désire, je me soumets à Sa Volonté". Ce à quoi la Sainte VIerge répond: "Ma chère enfant, ce sera ta mission". Marie promet de revenir le jour des Saintes Plaies de Son Fils. La stigmatisation eut donc lieu le 21 mars 1873 en présence de nombreux témoins. Notre Seigneur lui apparut avec Ses 5 plaies lumineuses d'où, successivement, partit un rayon qui vint frapper les mains, les pieds et le côté deMarie-Julie, y laissant les marques de la Crucifixion; le sang coula; Marie-Julie annonça qu'il voulerait de nouveau le vendredi suivant. A une heure de l'après-midi, elle commençait son premier chemin de Croix. Depuis ce jour, jusqu'à sa mort, tous les venderdis,elle vivra la Passion de Notre Seigneur. Sa mission sera triple: mériter un Sauveur à la France; apporter et rendre à l'Eglise un accroissement de sainteté, et sauver le monde du péché en le rapprochant de la Tendresse Miséricordieuse des Coeurs de Jésus et de Marie.

 

Il lui sera donné ensuite de porter d'autres marques visibles: le 5 octobre, elle reçoit les marques de la couronne d'épines; le 25 novembre, la marque de l'épaule gauche; le 6 décembre les stigmates dorsaux des extrêmités; le 12 janvier 1874, les marques des cordes aux poignets, ainsi qu'un stigmate épigraphique au devant du coeur; le 14 janvier, de nouvelles marques aux chevilles, sur les jambes et les avant-bras, témoins de la flagellation; quelques jours plus tard, deux raies au côté; le 20 février, la marque de l'anneau des fiancailles à l'annulaire de la main droite; plus tard, plusieurs marques sur la poitrine; et le 7 décembre 1875, l'inscription "O Crux Ave" avec une croix et une fleur.

 

La Sainte Vierge lui annonça une grande faveur: "Elle sera l'épouse de Jésus". Cette alliance mystique fut fixée au 21 février 1874. En ce jour, un anneau se forma sur l'annulaire de Marie-Julie, devant les témoins officiellement choisis par l'Evêque. Comme beaucoup de grands mystiques, Marie-Julie connut l'inedie qui se définit comme unn jeûne total miraculeux. Ne prenant aucun aliment, ni solide, ni liquide, la Sainte Communion suffisant à la rassasier. Une première fois ce miracle dura 94 jours, elle l'avait annonçé comme elle le fit pour la seconde période qui durera 5 ans, 1 mois et 22 jours, à partir du 28 décembre 1875.

 

Ces marques nombreuses sont constatées par  l'Abbé David, son confesseur en présence de nombreux témoins envoyés par l'Evêché de Nantes. Le 6 avril 1875, Mgr Felix Fourniet, Evêque de Nantes, écrivait au Docteur Imbert-Gourbeyre, qui a examiné Marie-Julie: "Les rapports que je reçois chaque jour sur Marie Julie  me démontrent de plus en plus l'action de Dieu sur cette âme: Il lui accorde des grâces d'un surnaturel évident. En même temps, elle grandit en vertus, en sentiments élevés. Le naturel et l'humain disparaissent chez elle et elle a souvent à l'adresse des personnes qu'elle voit, où dont on lui parle, des enseignements qui ne sont pas en rapport avec son état ordinaire (...) Elle est sincère: ce qu'elle manifeste est surnaturel. Je n'y vois rien que de bon, d'édifiant, de conforme aux principes de la spiritualité. C'est donc Dieu qui la favorise; on y arrivera, soyez-en sûr." Plusieurs crucifix ont eu des manifestation sanglante en sa chambre, devant des témoins.

 

Après sa stigmatisation, la vie de Marie-Julie ne sera qu'une succession de faits surnaturels: communions miraculeuses et guérisons inexplicables...visions célestes et prophéties sur l'avenir de l'Eglise et de la France et les malheurs, notemment que le retour d'un Roi Chrétien à sa tête Elle reçoit aussi des cantiques spirituels, dans lesquels se cachent, sous de poétiques images, les réalités d'une haute mystique. Il faut signaler en passant, quelque chose d'incroyable: Marie-Julie ne parlait qu'en gallo, genre de patois local, et ne parlait pas un mot de français courant. Quand elle entrait en extase, qu'elle parlait avec la Sainte Vierge, le Seigneur, où les Saints, qu'elle répétait leur phrase; Marie-Julie parlait en français courant, ne comprenant pas un piêtre mot de ce qu'elle pouvait dire. mais par contre, les personnes présentes, elles, le comprenaient très bien. Toutes ces révélations furent consignées par écrit par le secrétaire bénévole de Marie Julie, car elle ne savait pratiquement pas écrire. Dans lapetite cellule de la stigmatisée, d'innombrables misiteurs reçurent aussi grâces et réconfort: guérison des corps et conversion des âmes... vocations annonçées ou confirmées...immolations acceptées...   

A partir de juin 1880, les douleurs qu'elle reçoit sont si intenses, qu'elle ne peut plus quitter sa chambre, et, à partir du 10 février 1881, le fauteuil sur laquelle on l'a assise. Pendant 4 longues années, elle fut privée de l'ouïe, de la parole, de la vue et de l'usage de ses membres. Cependant sourde, elle comprenait et entendait la parole du Prêtre lorsqu'il lui parlait en latin, elle qui n'avait eut aucune instruction. Privée de la parole, c'est dans les extases, que sa langue se déliait; aveugle, elle contemplait les apparitions du Ciel, ce que manifestaient alors la beauté et la vivacité de son regard; frappée de paralysie, chaque vendredi pendant une heure, elle pouvait faire son chemin de croix.

La paralysie ne la quitte que le temps de ses extases, conformément à ce que lui avait annoncé le Christ. Le Démon s'attaque directement a elle, aux objets, voire même aux personnes qui se trouvent dans sa chambre. Elle est également favorisée du don de l'hiérognose, c'est à dire qu'elle était capable de différencier le Pain Eucharistique consacré de celui qui ne l'était pas, les objets bénit ou pas; les reliques dont elle précisait l'origine, et était capable de comprendre les prières liturgiques dans des langues qu'elle ne connaissait pas. Ces dons sont semblables à ceux de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, qui vécut au début du 19e siècle, ou encore à ceux de Thérèse Neumann, qui vécut au début du 20e siècle, où que recevra Marthe Robin, au milieu de ce même 20e siècle.

 

Marie-Julie, dont la mission était d'arracher les âmes à l'emprire du Démon ne pouvait pas manquer d'attirer sur elle la rage de l'enfer. Comme le Saint Curé d'Ars, elle eut à subir de nombreuses et furieuses attaques. 

 

Deux Evêques furent favorables à Marie-Julie: Monseigneur Fournier qui vint la voir à La Fraudais et se rendit à Rome pour défendre sa cause, et Monseigneur Le Fer de la Motte qui lui aussi, la visita. Le Cardinal Pacelli, futur Pie XII, se rendit discrètement à La Fraudais en juillet 1937, lors de sa venue à Paris et Lisieux. Cependant, Marie-Julie fut outrageusement et terriblement persécutée et méprisée par certains membres du clergé local et diocésain, qui, faute de la visiter, propageaient toutes sortes d'erreurs, de mensonges et d'abominations, semant le doute et l'erreur dans le coeur et l'âme des paroissiens. Nul n'est prophète en son pays dit-on.   

 

Marie-Julie remet son âme entre les mains du Seigneur, pour qui elle souffrit tant, en sa maison de La Fraudais, à Blain, le 4 mars 1941. Elle repose actuellement au Cimetière de Blain. Sa cause de Béatification est en instance.

 

Texte élaboré à partir de documents fournis par l'Association

"Les Amis de Marie-Julie Jahenny"

 

Bibliographie

"Marie-Julie Jahenny, la stigmatisée de Blain", P. Roberdel, Editions Résiac, disponible auprès de l'Association les Amis de Marie Julie Jahenny (voir plus bas)

  

Prière pour la glorification de Marie Julie Jahenny

Pour l'usage privé

 

O Divin Coeur de Jésus, Coeur d'Amour et de Miséricorde infinie, ô Coeur Immaculé de Marie, Doux Coeur Maternel de Marie, Vous qui n'êtes qu'un seul et même Coeur et dont la rchesse est inépuisable, accordez-nous, nous Vous en supplions, toutes les grâces dont nous avons besoin, par l'intercession de l'âme aimante de Marie-Julie Jahenny, elle qui, ici-bas savait si bien Vous prier et que Vous ne pouviez rien lui refuser et dont l'admirable bonté ne cessait de compatir à nos misères et de consoler nos détresses; elle dont la Charité inlassable accueillait toutes nos demandes et nous faisait tout espérer de la Bonté de Dieu.

 

Maintenant que nous l'espérons auprès de notre Bonne Mère du Ciel, nous la supplions d'écouter encore nos prières et de Lui demander de puiser pour nous dans le Coeur grand ouvert de Son Fils les trésors adorables qu'elle nous a fait entrevoir.

 

Et faites, ô Dieu Tout-Puissant, que nous puissions l'invoquer bientôt, pour la conversion des pécheurs, le triomphe de la Sainte Eglise et la paix du monde, sous le titre de Bienheureuse, qu'elle paraît si bien avoir mérité par son amour pour les âmes et son amour pour la croix. Amen.

 

Renseignements, relations de grâces, livres, images, articles religieux

 

Les Amis de Marie-Julie Jahenny

"La Fraudais"

44130 Blain

 

tel: 02.40.79.68.21

 

www.marie-julie-jahenny.fr

 

Une notice biographique est disponible en téléchargement, 

en cliquant sur lien ci dessous

 

Marie-Julie Jahenny

 

Pour approfondir, d'autres articles sont sur ce blog. Cliquer sur les liens ci-dessous

 

Notre Dame de Bonne Garde de La Fraudais

La Croix du Pardon

Le Scapulaire de Bénédiction et de protection

Document completé et mis à jour le 21 juillet 2007

 

 

 



04/05/2007
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