Spiritualité Chrétienne

Spiritualité Chrétienne

La Basilique Sainte Marie des Anges

 La Basilique Sainte Marie des Anges d'Assise


La Basilique Sainte-Marie-des-Anges d'Assise, berceau de la famille Franciscaine, haut lieu spirituel Franciscain, chargé d'histoire, se trouve dans la région de l'Ombrie, dans le Val di Spoleto, en Italie, dans le bourg de Santa Maria degli Angeli, frazione de la commune, près de la station ferroviaire, celle de la ville d'Assise perchée plus loin, sur un contrefort du Mont Subiaso. Présentation...



Origines du sanctuaire primitif

 

« Au temps où saint Cyrille était évêque de Jérusalem, quatre ermites envoyés par lui en Italie avec un fragment du tombeau de la Vierge, avaient reçu du pape Libère mission de construire dans la vallée de Spolète une église pour conserver cette relique. Sous le nom de sainte Marie de Josaphat, ils élevèrent en 352 une petite chapelle ornée d'une image de l'Assomption. Plus tard, en 576, elle prit le nom de sainte Marie des Anges, après que saint Benoît l'eut obtenue pour son Ordre; ce n'était pas un couvent mais une simple ; " Potiuncula terreni " - une parcelle de terre. En 1075, la petite église était si délabrée que les moines bénédictins avaient dû la quitter et rentrer à l'abbaye du mont Subase. »

Extrait des Fleurs Franciscaines

 

Histoire

 

La Basilique Sainte Marie des Anges fut commencée en 1569, sur les ordres du pape Saint Pie V, d'après un projet de Galeazzo Alessi, en hommage à saint Saint François d'Assise. A sa réalisation participèrent: Giaordano Martelli, Giacomo Giogretti et, sans doute, Giulio Danti. Elle fut achevée en 1679. Elle est dans un fort style maniériste préfigurant le baroque. La basilique a subi de graves dommages lors du tremblement de terre du 15 mars 1832, qui virent s'effondrer la nef centrale, une partie d'une aile latérale ainsi que le chœur; si le dôme a échappé à la destruction, il est fendu largement. Elle fut alors aussitôt reconstruite entre 1836 et 1840 par l'architecte Luigi Poletti. Il a transformé la façade vers un modèle néoclassique. Entre 1924 et 1930, cette façade a été restaurée dans son style pré-baroque original par Cesare Bazzani. La statue de Sainte Marie des Anges, en bronze dorée, surplombant le sommet de la façade, est une oeuvre de G. Colasanti, et elle fut placée en 1930. La basilique est restaurée après 1997 des suites d'un autre tremblement de terre en 1996 qui endommagea aussi gravement l'église supérieure de la Basilique Saint François à Assise. Le sanctoral Franciscain honore actuellement la dédicace de la Basilique Sainte Marie des Anges, chaque année, le 2 août.

Intérêt religieux

La basilique, composée de trois nefs, dans le style gothique, s'ouvrant de chaque côtés surles chapelles ornées de fresques intéressantes, a été construite autour la Portioncule (La Porziuncola) et le Transitus, la chapelle choisie par saint François et le dispensaire où il mourut en 1226. Il existe également une peinture de Cimabue, un Saint François.

 

La Portioncule

 

La petite chapelle de la portioncule se trouvait dans un tel état de vétusté, accru par deux siècles d'abandon, quand François d'Assise, désenchanté de sa vie frivole, apporta dans le calme de ces bois le tourment de son âme en demandant à dieu le secret de sa vocation. Affligé à la vue des ruines de l'antique chapelle, et poussé par sa dévotion pour la Reine du Ciel, il résolut de les relever et dans ce but s'établit auprès d'elles ; c'était en 1207.

Au moyen de branchages entrelacés, il se fit une cellule dont il devint l'hôte assidu. C'est là que pendant de longs mois il vint jour et nuit répandre son âme et des prières; c'est là qu'il conçut la vérité évangélique dans toute sa perfection et toute sa plénitude. Deux ans s'écoulèrent; la pénitence de François n'était dépassée que par son amour de Dieu, et la lumière ne se faisait pas encore dans son esprit ; cependant, dans son cœur augmentait ce culte passionné pour le corps et le sang du Christ qui devait devenir un des traits les plus caractéristiques de sa piété. C'est pourquoi, à la suite de la restauration de la portioncule, et pour satisfaire la dévotion du jeune homme, le prêtre de saint Damien s'y rendait parfois à l'heure matinale, pour y célébrer la messe.


Or, le 24 février 1209, au jour de saint Mathias, comme il bénéficiait de cette complaisance de son ami, il fut frappé par ces paroles de l'évangile des apôtres : "Ne veuillez posséder rien, ni or, ni argent, ni deux tuniques, et même ne portez rien pour la route, ni bâton, ni besace. " François se leva aussitôt, jeta à terre sa bourse, son bâton, ses souliers, et s'écria tout joyeux : " Je veux cela et désire cela de tout mon cœur. " Ce fut la fin de ses angoisses, la solution ses doutes, la réponse à ses désirs encore mal définie, la règle désormais embrasse toute sa vie. Aussi, dès que ses premiers disciples, Bernard de Quintavalle, Pierre de Catane, Gilles ( Égide) d' Assise, Silvestre, se furent joints à lui, il les amena de suite et souvent prier en ce lieu, où la Volonté de Dieu s'était révélée, François pria alors l'abbé de saint Benoît de lui accorder la jouissance de la petite Chapelle de la Portioncule. L'abbé la céda volontiers et l'aurait même donnée, mais le Poverello avait renoncé à toute propriété; il ne voulut pas la recevoir et exigea que les Frères portassent à l'abbaye tous les ans un panier de poissons pour en acquitter la location.

Tout auprès, dans le bois, François et ses premiers disciples, se construisirent une cabane de feuillage plus grande que la première ; elle abrita les débuts de la vie commune. Les bois solitaires ont disparu, ils auraient peut-être conservé dans leurs branches et redit au moindre bruissement de leur feuillage, l'écho de tant de paroles exquises, remplies d'une piété si simple, si suave, si entraînante. La grande basilique élevée par le pape dominicain saint Pie V couvre aujourd'hui de sa coupole majestueuse l'humble et antique " Chiesetta ".

Précieuse " chiesinetta"! elle est la perle de l'ordre franciscain : " C'est que Claire, laissant tomber ses luxueuses parures, revêtit la robe grise semblable à celle de François, c'est là qu'elle inclina devant lui sa tête blonde pour qu'il la dépouillait et l'ensevelit à jamais sous le voile noire des épouses du Christ; c'est là qu'elle échangea ses souliers fins contre de grossières sandales et sa ceinture enrichie de pierreries contre une humble corde; c'est là qu'à haute voix, dans la joie calme et réfléchie de son âme, elle prononça les trois vœux de religion et que l' Ordre des pauvres Dames fut fondé. Les plus glorieux souvenirs de la vie de François se groupent autour de l'humble chapelle : la présence du Patriarche y demeure si sensible qu'on croit revivre des événements de la veille, et lorsque les religieux, au soir du 4 octobre, viennent ici en procession pour chanter à genoux "O Sanctissima Anima " , on croit presque s' incliner sous la bénédiction de leur Père comme leur aînées, quand ils la reçurent au moment suprême de sa bienheureuse mort.


Au moment où il allait quitter la terre quand, aveugle et mourant on le descendait à Assise, le Père des Mineurs manifesta une grande joie de se retrouver à la Portioncule qu'il avait quittée depuis deux ans et, s'étant fait transporter à la chapelle, il épancha son âme : " O mes enfants, dit-il, n'abandonnez jamais ce lieu. Si on vous chasse d'un côté, rentrez par l'autre, il est vraiment saint, et Dieu y a établi sa demeure. C'est ici que le Très -haut nous a multipliés quand nous étions en petit nombre, qu'il a illuminé l'esprit de ses pauvres de la lumière de la Sagesse, qu'il a enflammé nos cœurs du feu de son amour. Qui priera ici dévotement obtiendra ce qu'il demandera, et qui péchera sera puni rigoureusement. Ayez mes enfants une grande vénération pour cette maison, et chantez-y les louanges du Seigneur avec ferveur et allégresse. Toutes ces gloires amenèrent Pie X, le 11 avril 1909, non seulement à confirmer à la Pontioncule le titre de Tête et Mère de l' Ordre des Frères Mineurs, mais encore à la revêtir de la dignité de Basilique patriarcale et de Chapelle papale ; laissant la garde et l'usage de cette église aux Frères Mineurs de l'Ombrie, il mit sous sa juridiction immédiate, le sanctuaire, le couvent et tout ce qui leur appartient.

(D'après les Fleurs Franciscaines)

La façade de la chapelle de la Portioncule est actuellement ornée d'une fresque de G.F. Overbeck de Lübeck, représentant l'institution de la Fête du Pardon d'Assise; au sommet du tympan est placé un édicule de marbre. Les battants de la porte d'entrée remontent au XIV e siècle. A l'intérieur, l'on remarque sur les murs, des fresques datant du XIVe siècle. Derrière l'autel, le célèbre polyptique exécuté par le Prêtre Hilaire de Palerme, avec au centre l'Annonciation et sur les panneaux, des épisodes de la vie de Saint François.



L'indulgence de la Portioncule



« Saint François, agenouillé devant cet autel, vit le Christ lui apparaître, comme plus tard à l' Alverne pour lui accorder la célèbre indulgence :…Une nuit, vers la fin de juillet de l'an 1216 que le bienheureux François, le zèle que toi et les tiens avez pour le salut des âmes, m'incline à t'accorder quelque chose en leur faveur, à la gloire de mon Nom, car je vous ai établi pour le soutien de mon Église et le salut des nations. " Et le saint fit cette prière : " Seigneur très saint, quoique je ne sois qu'un misérable pécheur, je vous supplie d'avoir la bonté d'accorder aux hommes que tous ceux qui visiteront cette église reçoivent une indulgence plénière de tous leurs péchés, après s'en être confessés à un prêtre; et je prie la bienheureuse Vierge votre Mère, l'avocate du genre humain, d'intercéder pour me la faire obtenir. " La miséricordieuse Vierge intercéda et Jésus prononça ces paroles : " François, ce que tu demandes est grand, mais tu recevras des faveurs plus grandes encore. Je T'accorde celle-ci, mais je veux que tu ailles trouver mon Vicaire à qui j'ai donné le pouvoir de lier et de délier et que tu la lui fasses ratifier. " Plein de joie, le saint appela le frère Massée et ils s'en furent trouver Honorius III pour lui exposer cette requête : " François, lui répondit le pape, tu demandes beaucoup et la sainte Église n'a pas coutume de concéder une telle indulgence. " Saint François dit alors : " Seigneur, ce que je vous prie de m'accorder, je ne le demande pas en mon nom, mais au nom du Seigneur Jésus-Christ qui m'a envoyé. Le seigneur pape consentit alors sans délai, et répéta jusqu'à trois fois : " Il me plait que tu aies cette indulgence. " Mais les cardinaux présents se mirent à dire : "Seigneur, faites attention qu'en concédant à cet homme une telle indulgence vous ne détruisiez les indulgences d'outre-mer et celles des Apôtres Pierre et Paul. " Le seigneur pape répondit : Elle est maintenant concédée, et il n'est pas convenable que nous annulions ce qui est fait; mais nous y mettrons une restriction en la fixant à un jour naturel seulement . " Il appela donc François et lui dit :" Voici que nous concédons à quiconque viendra et entrera dans la dite église, confessé et contrit, l'absolution de la peine et de coulpe et nous voulons que cette concession soit valable chaque année à perpétuité, seulement pendant un jour nature, depuis les premières vêpres, la nuit comprise, jusqu'aux vêpres du jour suivant. "

Alors l'homme de Dieu inclinant la tête sortit du palais; ce que voyant le seigneur pape le rappela et lui dit : " Homme simple, où vas-tu et quel témoignage emportes-tu de cette indulgence ? Et le bienheureux François répondit : " Votre parole me suffit; si c'est l'œuvre de Dieu, c'est son affaire de la rendre manifeste ; je n'en veux pas d'autre certificat. Que la bienheureuse Vierge en soit la charte, que le Christ en soit le notaire, et que les anges en soient les témoins. " Et le bienheureux reprit la route du retour; après avoir passé la nuit suivante dans une léproserie, il se mit, au matin, en prière puis, tout joyeux ; " Frère Massée, dit-il , je te l'affirme de la part de Dieu, cette indulgence que vient de me concéder le Souverain -Pontife a été ratifiée dans le ciel. "

(D'après les Fleurs Franciscaines)

 

La chapelle du Transitus

 

La Sainte mort de François



C'était la saison d'automne de l'année 1226; une fois de plus, sous la main bénissant de Dieu, la terre avait donné ses fruits, l'homme des champs avait entassé dans son grenier le froment de la dernière récolte, le suc du raisin emplissait les celliers. C'était l'abondance, le repos, la joie. Le jour allait mourir, et des basses plaines de l'Ombrie, une nuit sereine montait lentement vers les hauteurs; le soleil venait de disparaître dans une pompe royale, laissant après lui dans le ciel ses longues traces de pourpre et d'or. La nature entière était recueillie, l'air parfumé de mille senteurs, la soirée lumineuse et douce. Un groupe d'alouettes voletant sur le chaume d'une pauvre cabane semblait faire la prière du soir.

Dans cette cabane, en cette soirée d'automne, un homme allait mourir, et si la Sainte Écriture avait eu à l'apprécier, elle l'aurait probablement fait d'un seul mot, "C'était un juste", aurait-elle dit, en sa sévère sobriété. Oui, c'était un juste: comme la terre, qui venait de livrer ses trésors, sa vie avait été féconde, ses bras débordaient des gerbes de ses bonnes œuvres, son cœur comme un immense cellier pouvait à peine contenir le vin du divin amour dont il était rempli, et son âme était plus embaumée des vertus de sa vie, que la brise du soir ne l'était des parfums de l'automne.

Pour lui aussi c'était l'abondance…, et la joie allait venir, et si le soleil matériel, en disparaissant sous l'horizon avait laissé dernière lui ses glorieuses traces, son passage à lui plus lumineux encore, en s'éteignant sur la terre, laisserait au firmament des âmes des traces plus belles et qui, loin d'être éphémères, comme celles qui terminent un beau jour, ne s'effaceraient jamais. Cet homme qui achevait sa carrière mortelle en ce crépuscule du 3eme jour d'octobre et dont les alouettes gazouillaient le trépas, c'était François le Poverello,… saint François d'Assise. Il ne vécut que 44 ans sur la terre, mais comme son nom remplit encore le monde après sept siècles écoulés, comme son souvenir est vivace et universel, et que d'impressions il évoque dan les âmes! Poètes et artistes, ascètes et dévots, hommes d'action et âmes méditatives, sociologues et contemplatifs catholiques et hétérodoxes, croyants et incrédules; tous les yeux sur lui, il semble familier à tous; tous croient le connaître, tous croient le comprendre. Une telle variété d'hommages, une pareille diversité de sympathies, laisserait croire que saint François d'Assise fut une individualité bien complexe; rien de plus naturel cependant, ni de plus spontané, ni de plus simple. Il a aimé; il aima tout en Dieu et Dieu en tout; voilà la clef de l'énigme, voilà l'explication de cette apparente complexité.

L'amour fut le fondement de sa vie mystique, le principe générateur de sa sainteté et de son action réformatrice. La pauvreté est au second plan; François en fait le moyen pour atteindre Dieu plus intimement. Avant de se perdre dans l'Amour, et pour s'unir à cet Amour incréé, il se détache des richesses, s'allège de tout ce qui peut l'attacher à la terre; la pauvreté absolue lui ouvre la voie large: par le détachement de lui-même qui en est comme le prolongement, il se libère et peut ainsi s'élancer d'une ascension droite et hardie vers les plus hauts sommets de l'amour où se consumera son cœur.


Il voulait adhérer à Dieu tout entier, en savourer la contemplation; il tendait à vivre dans une sorte de contact continuel avec la présence divine. Il le voit à travers toute la création; l'eau par exemple, cette " sœur très utile, et humble et chaste " lui rappelait le baptême et la purification par la pénitence, et tel était son respect pour cette symbolique merveille que, lorsqu'il se lavait les mains, il choisissait un endroit, où les gouttes tombant ne pussent être foulées aux pieds; tout arbre lui rappelait la croix, ce bois mort sur lequel la mort engendra la vie; il ne marchait sur les rochers qu'avec précaution parce qu'ils le faisaient souvenir du Christ, pierre symbolique qu'on appelle la pierre d'angle; il n'écrasait pas le ver rencontré sur le sentier par respect pour Celui que le prophète avait comparé au ver de terre; l'agneau lui remettait en mémoire la douceur de Fils de l'homme, la colombe sa pureté; et non seulement il communiait à la divinité par l'intermédiaire de la création, mais il l'invitait à la louange de Dieu et lui prêtait sa voix et son cœur.


Il cherche Dieu dans la solitude, puis il emporte la solitude avec lui, le corps est la seule cloison qui le sépare du ciel; mais cette cloison de chair, en même temps qu'elle le sépare de Dieu, lui permet de s'isoler du monde; il était sans cesse occupé du Très- Haut, sa prière était continuelle, et il n'était pas seulement un homme en train de prier, mais semblait être la prière elle -même. Il a cherché à imiter totalement le Christ, à en être une copie vivante; tous les saints, sans doute, ont eu une conformité spéciale avec le Divin Maître, mais il semble que saint François l'exprime davantage, surtout quand il conversait avec les hommes sur les montagnes et dans les plaines de la Galilée et de la Judée, et qu'il se montrait intensément humain dans ses sympathies avec le peuple, en même temps qu'il paraissait mystérieusement divin dans ses paroles et ses actions.


Comme le Christ, François fut l'ami du pauvre, pauvre lui-même, d'une pauvreté plus grande que la sienne; les pauvres du monde, en effet, furent son héritage en propre, et des riches sont devenus pauvres en esprit, et en fait pour marcher à sa suite. Comme le Christ, François, devant l'évêque d'Assise, se dépouilla de tout et s'offrit en oblation au Père céleste. Comme Lui, transformé par l'amour, ainsi que le fer dans la fournaise, il brûla de zèle pour la gloire du Très -Haut, et ne cherchant qu'à le répandre, il devint dans toute l'acception du terme l'homme de Dieu, détaché de tout, des richesses, des affaires du monde, de la famille, détaché de lui-même pour lui appartenir tout entier. Et sa conversion ne fut pas progressive, mais complète dès le commencement; comme le buisson de l'Horeb, sans être encore consumé, il n'en fut pas moins enveloppé de flammes. Et ce feu que le Christ apporta sur la terre, et dont il était lui-même embrasé, fit revire en François l'Homme Dieu de l'Évangile.


Amour de Dieu, amour de toutes les œuvres de Dieu, vivantes ou sans vie, amour des hommes bons et mauvais, compassion pour toutes les souffrances, tendresse pour toutes les infirmités, contentement dans la pauvreté, joie dans le mépris, vision habituelle de Dieu par la foi, en un mot charité et humilité parfaites, voilà la copie du Divin Original, et cela dès sa jeunesse. Par l'Impression des Stigmates sur l'Averne, Dieu, simplement contresigna cette conformité et lui donna la dernière ressemblance avec Son Fils des jours de la Passion. Son œuvre n'est que le rayonnement de son amour. Des sommets où son âme se consume, il considère avec douleur les peuples insouciants et sans amour, et s'en va répétant ce cri d'un cœur blessé:" L'Amour n'est pas aimé"! Voilà le mobile de son âme d'apôtre. C'est parce qu'il aime désespérément son Dieu, c'est parce qu'il constate l'indifférence des hommes envers Jésus et qu'il en est tout meurtri, qu'il devient apôtre infatigable, fondateur d'Ordre et grand réformateur de la société.


"Par un décret de la divine Providence disait le pape Pie X, François, marqué de la ressemblance du Christ crucifié, apparut au monde, rappelant la sagesse de la Croix, par la parole et par l'exemple… Jamais peut -être, depuis les temps apostoliques, le monde ne fut plus heureusement secoué par son œuvre" Par cette parole et par cet exemple, François agit; des hommes se joignent à lui, et peu à peu, il se voit Père d'une multitude avide de le suivre et de l'imiter. Cet Ordre religieux qu'il forme, qu'il pétrit de son esprit d'amour et de pauvreté, il le convie à la conquête du monde par la folie de la Croix. C'est par le renouveau évangélique, par le retour aux pures traditions et aux enseignements de l'Évangile que lui et ses frères ont accompli leur œuvre de rénovation.


Cette œuvre eût été incomplète et eût manqué son but, si François n'y eût ajouté un élément indispensable. La femme a son rôle dans la régénération de la société; son influence est immense puisqu'elle est au cœur du foyer familial. La Providence qui inspirait et qui gouvernait l'action du Saint lui avait préparé une collaboratrice; Claire d'Assise, gagnée par la prédication de l'Homme de Dieu, par ses conseils et ses exhortations devient la Mère des Pauvres Dames. De Saint -Damien, elles iront semer dans le monde des forteresses de la prière et de la pénitence où, comme mise sur la montagne, elles lèvent leurs mains et leurs cœurs vers Dieu pour soutenir par leurs supplications ceux qui combattent dans la plaine; elles feront contrepoids aux péchés de toutes sortes et apaiseront la justice divine; elles seront les paratonnerres de la terre.


La forme de la vie franciscaine ne devait pas se fixer à cette double manifestation. Par la force des circonstances, par l'enthousiasme, l'emprise qu'exerçait la sainteté de François, un troisième Ordre allait surgir sur les pas du Patriarche d'Assise; les foules nombreuses qui le suivaient, qui l'acclamaient, le bénissaient et l'exaltaient, voulaient davantage;, elles voulaient participer plus intimement à son genre de vie, à son esprit. François attend, réfléchit, consulte Dieu; enfin l'amour des âmes qui attendent de lui leur salut lui donne le génie; la soif des âmes fut, entre le Christ et lui, un autre trait de ressemblance. A toutes les âmes de bonne volonté, il propose un genre de vie simple puisé dans l'Évangile qu'il adapte, pour ainsi dire, à tous les âges, à toutes les conditions, à toutes les situations, à tous les tempéraments; mais c'est toujours son esprit, l'idée franciscaine qui va désormais féconder la vie morale de ces multitudes qu'il a unies à sa famille. Le Tiers -Ordre est fondé, qui prouve l'admirable esprit de Saint François, son intelligence précise des besoins et des aspirations de son temps, besoins qu'il satisfait et aspirations qu'il a suscitées par le seul exemple de sa vie. t, c'était, non pas la mort de ce grand Saint, que ses sœurs les alouettes célébraient en cette soirée d'automne, car les alouettes ne sont pas les oiseaux du crépuscule et de la nuit, mais les oiseaux de l'aurore et du jour ensoleillé; c'était une aurore qu'elles fêtaient, c'était l'entrée dans la lumière éternelle du Séraphique Patriarche saint François d'Assise.

(Tiré des Fleurs Franciscaines)

 

C'est donc dans cette pièce, ou mourût François, que se trouvait le couvent primitif. L'on y voit sur les murs extérieurs des fesques peintes par Domenico Bruschi: «le transfert du corps de Saint François » ainsi que ses obsèques. A l'intérieur du sanctuaire, l'on peut y admirer des oeuvres de Giovanni Spagna, ainsi qu'une statue de Saint François réalisée par Andrea Della Robia en 1490, et l'on peut vénérer un reliquaire contenant le cordon de Saint François. Dans les années 1967-1968, lors de fouilles archéologiques menées, l'on mit à jour, autour de la portioncule, à l'intérieur de l'actuelle abside de la Basilique Saine Marie des Anges, les fondations d'un petit couvent, preuve matérielle de la présence primitive des Frères Mineurs en ce lieu, considéré comme le berceau de la Famille Franciscaine.



La Roseraie



A l'extérieur, dans la cour de la Basilique Sainte Marie des Anges, La Roseraie est composée d'une plantation de rosiers sans épines. L'on raconte que les épines disparurent au contact du corps de Saint François, qui se roula dans le rosier, afin de combattre une violente tentation démonique. Au fond, se trouve la chapelle des Roses, édifiée à l'emplacement de la hutte ou vécut Saint François. Le sanctuaire est constitué de trois pièces. La première est ornée de peintures de Tiberio d'Assise, exécutées vers 1518: l'une des fresques représente Saint François se jetant dans les ronces ainsi quune apparition d'Anges. Gabriel d'Annunzio lui-même ne put s'empêcher de raconter dans l'un de ses poèmes, cet événement extraordinaire: « J'ai vu la chair même de François, enflammée par le Démon de la concupiscence, saigner sous les épines des roses ». La deuxième pièce, ornée elle aussi de fresques de Tiberio d'Assise est l'oratoire de Saint Bonaventure, la troisième pièce abrite la grotte de Saint François.

 

Salutation a la vierge Marie



Salut, Marie, Dame sainte, reine, sainte mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue Eglise; choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien-aimé et l'Esprit Paraclet; vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien. Salut, Palais de Dieu! Salut, Tabernacle de Dieu! Salut, Maison de Dieu! Salut, Vêtement de Dieu! Salut, Servante de Dieu! Salut, Mère de Dieu! Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l'illumination de l'Esprit-Saint, êtes versées dans le coeur des fidèles, vous qui, d'infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu!



Saint François d'Assise



Basilique Sainte Marie des Anges

I- 06088 S. Maria degli Angeli-Assisi (Pg) Italia

www.porziuncola.org/index.html

 

Gallerie de photos de Sainte Marie des Anges,

cliquer sur le lien suivant:

http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/02/04/7768330.html

 

 

 



04/02/2008
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 666 autres membres