Spiritualité Chrétienne

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Bienheureux Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi 04

 Les Bienheureux Luigi et Maria Quattrocchi

Saints dans le mariage

Fête le 25 novembre


Luigi Beltrame Quattrocchi est né à Catane le 12 janvier 1880 et il arrive à Rome en 1890. C'est là qu'il rencontra et épousa Maria Corsini, le 25 novembre 1905, en la basilique Sainte-Marie-Majeure. Ils se sont connus par l'intermédiaire d'amis communs. Ils eurent deux fils et deux filles. Les fils sont prêtres, l'un prêtre diocésain et l'autre trappiste. Les filles sont consacrées, l'une consacrée laïque, et l'autre bénédictine. Diplômé en droit à l'université romaine La Sapienza, Luigi Quattrocchi a suivi une carrière d'avocat auprès de différents ministères italiens. Il était engagé dans l'apostolat catholique et se distinguait par une vie chrétienne exemplaire. Il s'est éteint à Rome, le 19 novembre 1951.

Maria Corsini était née à Florence le 24 juin 1884 et était arrivée à Rome en 1893. Elle partageait les engagements apostoliques de Luigi. En 1914, à la suite du tremblement de terre d'Avezzano, elle s'est dévouée au secours des blessés. Devenue tertiaire franciscaine, elle était catéchiste, et fit partie du Conseil central de l'Action catholique féminine, et adhéra aussi à d'autres mouvements. Elle est aussi l'auteur de différents ouvrages de spiritualité. Elle s'est éteinte à Serravalle (région de Bibbiena), au cours de ses vacances, en 1965.


Pour la première fois dans l'histoire, Jean-Paul II a béatifié fin octobre dernier un couple. C'est ainsi une manière de dire à l'Eglise du troisième millénaire que la sainteté n'est pas le "monopole" des religieux. Maria et Luigi ont donc eu quatre enfants: Filippo (aujourd'hui le père Tarcisio), né en 1906; Stefania (soeur Maria Cecilia), née en 1908 et décédée en 1993; Cesare (aujourd'hui le père Paolino), né en 1909; Enrichetta, née en 1914. Filippo; Stefania et Enrichetta ont d'ailleurs tous les trois assisté à la cérémonie de béatification de leurs parents.

Maria fait de son foyer un lieu chaleureux, où sont accueillis famille et amis. Avec Luigi, elle se rend chaque jour à la messe. Maria écrit à ce sujet : "La journée commençait ainsi : messe et communion, ensemble. Sortis de l'église, il me disait "bonjour", comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations. Chacun pour son propre compte, mais en gardant la présence de l'autre incessamment en nous." Elle dit plus loin : "Le dîner, quelques passages de livres plaisants, puis le chapelet. Vie sereine, intellectuelle, intéressante, intime et reposante. Jamais futile, jamais triste et pessimiste. Vie vécue dans le sens plein de la parole. Non survolée, mais animée de la joie de la conquête qu'il portait en lui chaque minute, avec la joie d'être ensemble, toujours nouvelle."


Maria et Luigi élèvent ainsi avec Foi leurs enfants, soutenus par le Père franciscain Pellegrino Paoli, qui deviendra leur Père spirituel et celui de toute la famille. En 1913, lorsque Maria est enceinte de leur quatrième enfant, Enrichetta, les médecins lui annoncent qu'elle ne survivra pas si elle garde cet enfant, qui n'a aucune chance de vivre selon eux. Mais elle décide de se confier à la Providence. Et la naissance se passera bien, après une grossesse malgré tout difficile.


Parallèlement, Luigi s'engage avec Maria dans différents mouvements catholiques italiens. Il appuie ouvertement le Parti populaire naissant. En semble, ils fondent des mouvements de jeunes dans les quartiers défavorisés de Rome. Durant la guerre d'Ethiopie puis la 2ème guerre mondiale, Maria part comme infirmière volontaire de la Croix-Rouge. Le cardinal Martins, préfet de ma Congrégation pour la cause des saints, a déclaré à leur sujet dans l'Osservatore Romano (10 oct. 2001) que leur "vie constitue une sorte d'évangile familial. Ils ont su vivre saintement leur devoir d'époux, de père et de mère dans un intense et vivifiant rapport entre la Foi et le sacrement du mariage ainsi que dans une parfaite communion de vue, de sentiment et de cœur."

Le père Paolino Rossi, qui a présenté à la Congrégation vaticane pour les Causes des Saints la documentation qui a permis de prouver l'héroicité des vertus des époux, poursuit en disant qu'"il s'agissait d'un couple extrêmement équilibré qui a su joindre une grande attention aux enfants - même lorsque les trois aînés sont entrés dans les ordres. Luigi et Maria sont restés très proches d'eux - à une activité professionnelle et à des apostolats extérieurs, le tout porté par une intense vie de prière. Ils ont su porter l'Evangile au quotidien, de manière cohérente et concrète".

Le père Rossi a expliqué que la Congrégation a approuvé un seul miracle pour les deux serviteurs de Dieu. Il s'agit de la guérison de Gilberto Grossi, qui est aujourd'hui neurochirurgien.
Le postulateur explique que c'est grâce à l'intercession des deux conjoints qu'il a obtenu de Dieu la guérison d'altérations osseuses, qui l'obligeaient souvent à rester immobile. Il a été guéri d'une grave arthrite liée à une inflammation intestinale progressive et provoquant des ulcères cutanés.
Ayant fait la connaissance d'un fils de Luigi et Maria, et après avoir pris connaissance de leur spiritualité et de leur sainteté, il s'était confié à leur commune protection. Il fut guéri alors qu'il travaillait dans la maison de la famille Beltrame Quattrocchi. Il avait été chargé de classer les écrits des époux. Sa guérison a été reconnue le 21 mai 2001 par la commission des médecins de la Congrégation pour la cause des saints comme étant "imprévue, complète, durable et inexplicable scientifiquement."


"Reconnaissant leur "intercession commune", on peut dire que les théologiens ont souligné que les époux sont unis non seulement dans la dimension humaine mais aussi spirituelle". En béatifiant ensemble les époux Luigi Quattrocchi et Maria Corsini, Jean Paul II a fait remarquer :
" Aujourd'hui, nous avons une confirmation singulière que le chemin de la sainteté accompli ensemble, en tant que couple, est possible, est beau, est extraordinairement fécond et est fondamental pour le bien de la famille, de l´Eglise et de la société". "Ils ont vécu, a dit encore Jean Paul II, "un engagement particulier sur le chemin de sainteté auquel les époux sont appelés par la force de la grâce sacramentelle ... Ces époux ont vécu, à la lumière de l´Evangile, et avec une grande intensité humaine, l´amour conjugal et le service de la vie. Ils ont assumer avec une pleine responsabilité la tâche de collaborer avec Dieu à la procréation, se dévouant généreusement à leurs enfants pour les éduquer, les guider, les orienter à la découverte de son dessein d'amour ". " Sur les chemins de la mission, la famille est la première et la plus importante", a dit encore le pape. Ils l'ont vécu en effet, dans un climat de sérénité, d´hospitalité, d´amitié, et aussi de distractions, de villégiature, de bicyclette! Et la chose la plus extraordinaire est qu´ils ont su se sanctifier et vivre l´ordinaire.


Enfin, lorsque la béatification de Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi a été approuvée, un problème s´est posé à la Congrégation pour les Causes des Saints: quel jour l´Eglise allait-elle les fêter? C´était la première fois que deux époux étaient béatifiés ensemble. En général, la fête des bienheureux correspond au jour de leur mort, le jour de leur union à Dieu. Mais pouvait-on fêter les nouveaux bienheureux à deux dates différentes?

Jean-Paul II a demandé que la fête liturgique des bienheureux Quattrocchi soit fixée au jour anniversaire de leur mariage. Luigi et Maria se sont mariés le 25 novembre 1905. Pour le moment, cette fête n´est observée qu´à Rome, le diocèse des bienheureux, car la béatification a un caractère local. S´ils sont canonisés, leur fête liturgique prendra un caractère universel.

 



18/09/2008
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