Spiritualité Chrétienne

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Bienheureuse Marguerite Bays

Bienheureuse Marguerite Bays

L'Evangile devenu symphonie

1815-1879

Fête le 27 juin


Le Cadre dans lequel elle vécut

 

Marguerite Bays, stigmatisée suisse, est née le 8 septembre 1815 dans le petit hameau de La Pierraz, dans la paroisse de Siviriez, et elle y vécut toute sa vie. Elle était la deuxième enfant de Pierre-Antoine Bays et de Joséphine Bays, née Morel. Son père était cordonnier et un humble paysan. Son frère aîné, Claude reprit l'exploitation du domaine agricole après la mort du père et Marguerite, célibataire, passa le reste de sa vie dans la famille de son frère Claude.

 

Marguerite Bays s'est dévouée au sein de la Paroisse de Siviriez et son curé la considérait comme une « paroissienne modèle ». Elle faisait partie de toutes les « congrégations » paroissiales, s'occupant de la Sainte Enfance, de la Propagation de la Foi, étant membre de la Confrérie du Rosaire et de la Confrérie du Saint Sacrement. Elle adhéra au Tiers Ordre de Saint François. Elle se dépensa au service des enfants, des pauvres, des malades et des mourants.

 

En 1854, à l'âge de 39 ans, les médecins décèlent en elle un cancer des intestins. Une intervention chirurgicale n'arrête pas le cours de la maladie. Marguerite se tourne vers Dieu par l'intercession de la Vierge Marie. Le miracle se produit le 8 décembre 1854… Remarquons au passage que c'est ce même jour que le Bienheureux Pape, Pie IX définissait solennellement le Dogme de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie.

 

Participation aux souffrances du Christ

 

Les souffrances et la mort du Christ sont une source de salut. Dès lors toutes souffrances supportées avec amour et avec courage et en union avec le Divin Maître mort et ressuscité, devient une vivante participation à la construction du Royaume de Dieu qui atteindra toute sa plénitude à la fin des temps. Alors, Dieu «essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n'y en aura plus ; de pleurs, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé. » (Ap. 21,4).

 

Jésus nous a prévenus : « Que celui qui veut être Mon disciple prenne sa crois et qu'il Me suive ! » (Mt. 16,24). Marguerite Bays a pris sa croix et elle à suivi le Christ fidèlement, dans une totale discrétion et un complet effacement de ce monde. A partir de 1860, Marguerite fut associée aux souffrances et à la Passion du Seigneur. Chaque vendredi Saint, elle était transportée dans une extase qui durait d'abord de 10 à 15 minutes, et puis au fil des ans, une heure entière.

 

Le curé de Siviriez, constatant l'intérêt croissant porté à son humble paroissienne, décida de provoquer une enquête qu'il décida de confier au Docteur Alexis Pégaitaz de Bulle, alors jeune médecin de 35 ans, d'une très vive intelligence. Celui-ci fut dans l'obligation devant les faits scientifiquement inexplicables de certains phénomènes , notamment les stigmates d'admettre leur caractère surnaturel.

 

Visions et révélations

 

Les visions de Marguerite Bays ne se limitaient pas au temps de ses extases. Elle voyait des événements qui se passaient hors de la portée de son regard. Un jour qu'elle était en prière dans sa chambre, elle vit venir en direction de La Pierraz trois voyageurs. Ils passèrent devant la Chapelle de Notre Dame du Bois, située entre Romont et La Pierraz. Seul, un frère convers de l'Abbaye d'Hauterive entra dans la chapelle pour adresser une prière à Marie. Lorsqu'ils parvinrent auprès de Marguerite Bays, celle-ci dit au Frère Convers : « Vous avez bien fait, Frère Joseph, d'aller saluer la Sainte Vierge en passant devant sa chapelle ! »

 

Marguerite voyait aussi des choses à venir. Un cas parmi d'autres : elle savait notamment que sa filleule Alphonsine deviendrait moniale au Monastère Cistercien de la Fille-Dieu de Romont.

 

Une paroissienne exemplaire

 

Marguerite Bays était assidue à la prière, aussi bien personnelle que communautaire : elle participait fidèlement aux offices religieux de sa paroisse. Dès l'âge le plus tendre, Marguerite manifesta une très grande piété. Elle était attirée par le silence et la solitude, de même que par la pratique de la Sainte Obéissance à l'égard de ses parents. Devenue adulte et ayant appris le métier de couturière, elle confectionnait pour elle-même des vêtements simples et très modestes.

 

Marguerite évitait les fêtes profanes. Elle savait toujours refuser l'invitation de la manière la plus polie que possible et elle préférait se retirer dans sa petite chambre pour se livrer à la prière, la méditation ou à quelque lecture d'un livre de piété.

 

Une âme d'apôtre

 

Marguerite Bays avait le souci de l'épanouissement de la Foi dans la vie de sa paroisse. Afin de développer le sens du Mystère de l'Incarnation, elle préparait pour la Fête de Noël une petite cérémonie autour de la crèche qu'elle préparait dans sa chambre. Elle-même priait et chantait. C'était pour elle une occasion de faire prier les gens. Marguerite s'occupait spécialement des enfants pauvres pour lesquels elle avait une grande affection. Gratuitement, elle raccommodait leurs habits et parfois les habillants de vêtements neufs.

 

Elle était particulièrement zélée à visiter les malades. Elle les assistait de ses prières, les rassurait dans leurs angoisses et les encourageait à souffrir avec patience et confiance en Dieu. Elle s'occupait aussi des mourants, allant souvent les veiller, les exhorter à la pénitence et à la réconciliation et les préparant à faire le grand pas.

 

La dernière étape

 

Marguerite Bays souffrait de douleurs aiguës à la tête. Un feu intérieur la brûlait. Personne ne voyait ce qu'elle avait. Au cours du Carême 1879, un affaiblissement général croissait de jour en jour. Elle avait énormément souffert avant de mourir. Loin de se plaindre ou de murmurer, elle endurait ses souffrances avec une patience incomparable. Elle se soumettait en silence aux traitements des médecins, tout en se rendant compte que les remèdes humains étaient désormais inutiles. Marguerite avait demandé au Seigneur la grâce de mourir pendant la Fête du Sacré Cœur et de fait elle a quitté ce monde le vendredi dans l'Octave du Sacré Cœur, le 27 juin 1879, à 15 heures de l'après midi elle avait 64 ans.

 

La cérémonie de Béatification eut lieu le 29 octobre 1995, en la Basilique Saint Pierre de Rome. Le Saint Père, le Pape Jean Paul II proclamait simultanément Bienheureuses deux autres suissesses : Sœur marie-Thérèse Scherrer, fondatrice des Sœurs de la Sainte Croix d'Ingenbohl (1825-1888), et Sœur Maria Bernada Buttler (1848-1924), fondatrice des Sœurs Franciscaines de Marie Auxiliatrice. La fête de la Bienheureuse Marguerite Bays a été fixée au 27 juin.

 

Le 23 octobre 2005, 10 ans après la Béatification de Marguerite Bays, une messe a été célébrée dans l'église de Siviriez, par le Nonce Apostolique en Suisse, Mgr. F. Canalini, par l'évêque du Diocèse, Mgr. B. Genoud et le P. Hodel, Vice-Postulateur de la cause de Canonisation de Marguerite Bays et curé des environs.

 

D'après un texte paru dans le journal Stella Maris N°419 de novembre 2005

 

Prière pour obtenir la Canonisation de la

Bienheureuse Marguerite Bays

 

Seigneur Jésus, qui avez dit : « Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de Cœur », daignez élever au rang des saints – nous Vous en prions si cela correspond à Votre Gloire et au salut des âmes, et si telle est Votre Volonté – Votre servante, la Bienheureuse Marguerite Bays qui a constamment suivi Vos Divins exemple d'humilité, de douceur et de charité. O Jésus, qui avez miséricordieusement associé cette âme privilégiée aux souffrances de Votre Passion, accordez-lui de nous secourir en nous obtenant les grâces que nous demandons par son intercession. Amen.

 

Prière à la Bienheureuse Marguerite Bays

 

O Bienheureuse Marguerite Bays, fille de Saint François d'Assise, vous qui avez tant aimé le Seigneur, nous vous en supplions, exaucez nos prières et écoutez nos supplications… Faites que, fidèle à votre exemple et à votre message, nous comprenions toujours plus la valeur de la pénitence, du sacrifice, de la fidélité à suivre l'Evangile et à le vivre dans nos vies. Faites, que fidèles à la communion et aux sacrements, à votre suite et avec vous et la Vierge Marie, votre et notre Mère, nous parvenions à la Gloire Céleste ou nous participerons au banquet des Noces éternelles, et glorifierons le Seigneur, notre Dieu Trois Fois Saint, le Père, le Fils et le Saint Esprit, qui vit et règne pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Gallerie de photos de la Bienheureuse Marguerite Bays,

cliquer sur le lien suivant:

//imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/01/09/7502049.html

 

Pour approfondir

www.marguerite-bays.com

 

Dernière mise à jour de la page: 9 janvier 2008 



01/10/2007
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